Ieremenko Andreï

Publié le par Roger Cousin

Ieremenko AndreïAndreï Ivanovitch Ieremenko ou Eremenko ou Yeremenko, né le 14 octobre 1892 et mort le 19 novembre 1970, est un général soviétique qui s'illustra particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut nommé maréchal de l'Union soviétique le 11 mars 1955. Le petit Andreï est né dans une humble famille de paysans du village de Markovka, dans le district de Lougansk (région de Kharkov).

Il est enrôlé dans l'Armée en 1913. Il participe dès le début des combats au cours desquels il est blessé. Il est nommé pour son courage sous-officier. Il est élu au Soviet de son unité lors de la Révolution de Février. Après avoir combattu sur le front roumain, il est de retour chez lui où il doit lutter contre les troupes allemandes et les Blancs. Il prend la tête d'un groupe de partisans.

À la fin de 1918, son groupe rejoint l'Armée rouge, et en décembre il rejoint le parti bolchevik. En janvier 1919 il devient le commissaire militaire de la région de Markhov, adjoint au président du Revkom. En juin il combat contre les Blancs dans l'une des premières formations de cavalerie. Promu successivement commandant de la brigade de reconnaissance, commandant de l'état-major, adjoint au commandant de la 14e division de la 1re armée de cavalerie, il participe à la victoire sur Denikine, combat contre la Pologne et contre Wrangel et Makhno. Pour tout cela, il est décoré de l'ordre du Drapeau Rouge puis de l'ordre de Lénine.

En 1923 après être passé par l'École supérieure de cavalerie il est nommé commandant du 55e régiment de la 14e division de cavalerie. Après avoir suivi les cours à l'Académie politico-militaire Lénine et l'Académie militaire Frounzé il commande la 14e division, puis en 1938 il est promu à la tête du 6e Corps de Cosaques, puis en décembre 1940 il est nommé commandant de la 1re Armée du Drapeau rouge. Lors de l'offensive allemande de l'été 1942 il est envoyé dans le secteur de Stalingrad où il prend la direction du front du sud est au mois d'aout puis du front de Stalingrad à partir de septembre. Il supervise alors la défense de la ville et la mise en place de la partie sud de l'opération Uranus, la contre offensive russe.

Après l'encerclement des troupes de l'Axe, mené conjointement avec le front du sud-ouest de Vatoutine et le front du Don de Rokossovski, et l'échec de la contre attaque allemande menée par von Manstein, Staline ne lui accorda pas, malgré l'appui de Joukov, le mérite de la « mise à mort » des encerclés.


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