Il recherche ceux qui l'ont hébergé pendant la guerre

Publié le par La Dépêche du Midi

JournalLa Dépêche du Midi publié le 28/03/2012 08:57

Qu'il fut long le parcours des familles Ehelberg et Nussbaum! Qu'il fut long, fastidieux, semé de craintes, de doutes, de nuits glacées et de terreur. Partis de Belgique, ils sont arrivés en Lot-et-Garonne. Il y avait Leib Nussbaum, le grand-père. Il ne survivra pas à la barbarie nazie. Il est arrêté le 26 août 1942 et sera déporté vers Drancy. Il y a la grand-mère, Perla, qui comme toutes les grands-mères du monde veut faire face et protéger ses enfants contre le mal. Il y a ensuite Nathan et Laura. Nathan Ehelberg qui a épousé Laura Nussbaum. Comme tous les couples, ils s'aiment, ils pensaient bien évidemment à un avenir meilleur pour eux, leur enfant qui va naître, et leur famille.

Jusqu'à la fin de la guerre

MonbahusAyant la Belgique ils trouvent refuge à Monbahus. Un petit coin de Lot-et-Garonne. Image tranquille d'un village loin de la guerre et des déportations. Ils vont être hébergés dans une ferme du village. C'est dans cette ferme que Jacques Ehelberg va grandir. Et c'est cette ferme qu'il souhaite aujourd'hui retrouver.

Jacques Ehelberg vit en Belgique. Mais pense souvent (pour ne pas dire tous les jours) à cette époque. Il a survécu. D'autres pas. Il a survécu parce que des hommes et des femmes ordinaires ont aidé sa famille. Ont pris des risques face à l'occupant.

C'est son oncle, officier dans l'armée anglaise, qui les retrouvera sains et saufs à la fin de la guerre. Jacques n'avait que 3 ans alors mais cette enfance en Lot-et-Garonne a changé sa vie. Parce qu'il fallait fuir pour survivre, fuir et se cacher.

Jacques Ehelberg sera prochainement dans la région et n'hésitera pas à remonter les chemins de son enfance. Pour mettre un nom sur un visage, des images sur des souvenirs. Un peu aussi pour clore le chapitre le plus douloureux de sa vie.

Si vous connaissez ceux ou celles qui ont pu l'héberger, si vous avez des informations qui pourraient l'aider dans sa recherche, n'hésitez pas à le contacter.

Jacques Ehelberg 00 32 479 38 19 48 ou écrire au journal qui transmettra.


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