La Résistance

Publié le par Rodney42

La Voix du Nord publié le 02/10/2010 à 05.02 par Alain Fernagut

La stèle de Kléber Ringot (1893-1945), inaugurée le 3 août 1947, est installée à La Chapelle-d'Armentières. La stèle de Kléber Ringot (1893-1945), inaugurée le 3 août 1947, est installée à La Chapelle-d'Armentières.

Quant au percepteur Robert, il fut d'abord arrêté pour avoir sorti un drapeau français le 14 juillet 1941, puis relâché. Mais il était alors devenu suspect et il fut envoyé à Bordeaux. D'autres eurent plus de chance et purent s'échapper, comme Léon Vennin, le garde-champêtre de Frelinghien, occupé chez lui à nettoyer un fusil-mitrailleur au moment où la Gestapo venait pour l'arrêter, et qui ne dut son salut qu'en sautant par la fenêtre et en se dissimulant dans une mare d'eau. Ou encore comme Oscar Leroy, de son nom de guerre Bayard, qui, prévenu le 13 décembre 1943 par Geneviève, la fille de Robert Pouille, après l'arrestation de son père, eut le temps de faire disparaître tout ce qui était compromettant chez lui, avant de quitter la ville pour se réfugier quelques mois dans la région de Béthune (Pas-de-Calais), afin de se faire oublier. Quant à Georges Vankemmel, il avait déjà pris le « maquis », ayant confié sa pharmacie de la place Chanzy à son préparateur.

De même, le Comité d'action antibolchevique, installé à Armentières au 19 de la Grand-Place, dans le mois d'octobre 1942, sur ordre de l'ObertFeldKommandantur 670 de Lille, collaborait activement avec l'occupant, et usait de tout son pouvoir pour lutter contre les opposants à l'Allemagne.

Celui qui dirigeait ce service, un Français nommé Léon Houliez, était un personnage à ne pas négliger car il était un allié très précieux des Allemands, et il fut, ainsi que sa famille, responsable de plusieurs arrestations. Plusieurs attentats furent entrepris contre lui, notamment le 23 novembre 1943 où une charge de trois kilos de plastic fut posée sur sa porte d'entrée, mais ne fit que détruire tout le rez-de-chaussée. Déjà, le 17 mai 1943, un engin explosif, placé de même contre la porte, n'avait pas éclaté, et le 21 décembre, un cycliste avait tiré sur Léon Houliez, et l'avait raté. Mais il fut abattu par un résistant le 24 août 1944, au moment où il préparait ses valises pour quitter la ville.

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