Le patron du GIGN veut de la discrétion

Publié le par Le Figaro

Le Figaropublié le 04/11/2010 à 16h43

Le général Denis Favier, commandant du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s'est inquiété  des récentes déclarations de plusieurs anciens membres de l'unité en leur demandant de respecter la "règle de la discrétion".

Grossouvre François deParmi les déclarations mises en cause par le patron du GIGN figurent celles de Daniel Cerdan, qui a passé près de 15 ans à l'unité, dont 11 affecté à la protection rapprochée de François de Grossouvre, le conseiller de François Mitterrand retrouvé mort dans son bureau de l'Elysée en 1994 d'une balle dans la tête. Dans son livre "Dans les coulisses du GIGN" (Calmann-Lévy) paru le mois dernier, Daniel Cerdan affirme que M. de Grossouvre s'est bien suicidé. Mais cet ancien gendarme d'élite se livre surtout à une longue diatribe contre la police, reprise dans une interview au vitriol à L'Essor de la gendarmerie dans laquelle il attaque durement la Force d'intervention de la police nationale (FIPN), le pendant pour la police du GIGN pour la gendarmerie.

"Le fait qu'ils soient des anciens du GIGN donne de la résonance à leurs propos", a dit à l'AFP le général Favier. "Ces propos, précise-t-il, n'engagent que leurs auteurs, et en aucun cas l'unité à laquelle ils ont, un temps, appartenu".

L'officier qui a entièrement réorganisée l'unité pour en faire une force d'intervention tous azimuts de 400 hommes, assure que "le GIGN tient toute sa place dans la chaîne d'intervention spécialisée du ministère de l'Intérieur qui est en train de se structurer, l'ensemble des capacités du GIGN y sont intégrées et reconnues".

"Je rappelle simplement, conclut le général Favier, que la discrétion est une nécessité opérationnelle mais aussi une règle qui doit s'imposer à tous ceux ayant quitté l'unité".

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article