Mort de Mesrine : non-lieu définitif

Publié le par Le Nouvel Observateur

Le Nouvel Observateurpublié le 06/10/2006 à 16h41

La Cour de cassation a rejeté vendredi 6 octobre le pourvoi formé par le fils de Jacques Mesrine contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris dans l'enquête sur la mort de son père. Elle a ainsi confirmé et rendu définitif le non-lieu prononcé dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'ancien ennemi public numéro 1.

Voiture de Jacques Mesrine

 

Le 1er décembre 2005, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait confirmé l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge parisien Baudoin Thouvenot le 14 octobre 2004 : après 25 années de bataille procédurale avec une dizaine de juges, Baudoin Thouvenot avait estimé que les policiers avaient agi en état de légitime défense lorsqu'ils avaient tué Jacques Mesrine.

Condamné à de nombreuses reprises pour vols, prises d'otages et braquages, Jacques Mesrine, qui s'était évadé de façon spectaculaire de la prison de la Santé en mai 1978, était tombé sous les balles des hommes du commissaire Robert Broussard, alors qu'il se trouvait au volant de sa BMW, le 2 novembre 1979.

Pas de dessein d'homicide

Après sa mort, Me Malinbaum, l'avocate de la famille de Jacques Mesrine, a porté plainte avec constitution de partie civile contre X pour "assassinat".

La famille de l'ex-ennemi public numéro un a toujours contesté l'hypothèse de la légitime défense, jugeant que Mesrine avait été tué volontairement par la police qui n'a pas eu l'intention de l'arrêter.

"L'objectif recherché était de procéder à l'interpellation de Jacques Mesrine" et "aucune pièce du dossier n'a révélé un dessein homicide avant l'action", relevait de son côté l'arrêt la chambre de l'instruction de la cour d'appel, définitivement validé par la Cour de cassation dans une décision rendue mercredi.

Publié dans Articles de Presse

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