Pont-Saint-Esprit : La gerbe du parti communiste fait débat au 11 novembre

Publié le par Midi Libre

Midi Librepublié le 15/11/2011 à 06h00

Les Spiripontains étaient nombreux au monument aux morts pour commémorer le cessez-le-feu de 1918. Michel Raynaud, élu, allait présenter le déroulement du dépôt de gerbes lorsque Jacques Roger président de la 530e section des médaillés militaires prit la parole. "Si le Parti communiste dépose sa gerbe, je demande le retrait de mon porte-drapeau" et de continuer "Les noms de quatre Spiripontains inscrits sur le monument sont morts en Indochine sous les balles de communistes".



Cérémonie de commémoration

L'incident n'a pas empêché le bon déroulement de la cérémonie de commémoration

 

La riposte n'allait pas tarder. Roger Castillon maire de Pont-Saint-Esprit a pris la parole : "Je demande à toutes les personnes de respecter ce lieu et de prendre chacun leurs responsabilités". Quelques heures plus tard Jacques Roger précisait : "Nous avions gentiment prévenu la mairie. Elle ne veut rien entendre. Cette année était celle de trop". Le président des Médaillés militaire insiste : "Les Français morts au combat l'ont été pour la France, pas pour la politique. On ne pouvait cautionner ce dépôt de gerbes. Je tiens à rappeler qu'au niveau de notre association, nous rassemblons des Spiripontains de tout bord politique".

Au Parti communiste, cette affaire suscite une certaine émotion. Jean-Marie Daver, l'adjoint aux affaires sociales a néanmoins déclaré : "Cet incident est une grossière manipulation politicienne locale". L'élu communiste préfère saluer l'attitude "digne" des Spiripontains qui se sont retrouvés au square Léandri pour ce 11 novembre. "Depuis la nuit des temps, le PCF dépose une gerbe au monument aux morts".

Autre personnalité à réagir, Éric Barbry, secrétaire de la cellule Gabriel Péri, antenne locale du PCF : "Nous ne pouvons rester muets face à un acte qui bafoue la démocratie, écrit-il dans un communiqué. Le monument aux morts occupe une place centrale dans l'espace républicain pour que règnent la paix et la solidarité entre les peuples".

Éric Barbry ne cache pas son indignation : "J'ai honte de l'image qui a été offerte aux personnes présentes et notamment les enfants des collèges". Le responsable de la cellule Gabriel Péri remercie au passage le maire Roger Castillon "pour son intervention immédiatement après ce regrettable intermède, et les mots justes dont il a usé, en appelant au calme". Le PCF exprime également sa gratitude aux nombreux soutiens qui se sont manifestés. "En matière de patriotisme, le nombre de communistes morts au combat témoigne s'il en était besoin de notre attachement à la nation", conclut le communiqué de la cellule Gabriel Péri.

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