Serge Klarsfeld aux 70 ans du premier convoi vers Auschwitz

Publié le par Le Parisien

Le Parisien publié le 28/03/2012 à 08h53

Lus par Serge Klarsfeld, président de l'association Fils et Filles de déportés juifs de France (FFDJF), les mots de l'écrivain Georges Wellers résonnent d'un écho particulier en ce 70e anniversaire du départ du premier convoi de déportés juifs de Compiègne vers  Auschwitz : « Il fait chaud, le soleil brûle, on est le 27 mars. L'opération dure déjà depuis deux heures.

Klarsfeld SergeDepuis deux heures, tout le monde est debout sous un soleil étonnamment ardent. » Plus de 1 000 juifs déportés en ce 27 mars 1942 « On est aussi le 27 mars et le soleil est le même que celui qui régnait lors du départ de 550 hommes vers la gare de Compiègne et au-delà vers Auschwitz », fait remarquer Serge Klarsfeld sur le quai de cette gare dont sont partis au total plus de quarante mille déportés. Il y a soixante-dix ans, ce premier convoi regroupait plus de mille prisonniers juifs.

Là où, de nos jours, sont installés un monument, deux stèles et deux wagons qui forment le mémorial du souvenir et où le maire de Margny, Bernard Hellal, Serge Klarsfled et Simon Gutman, rescapé de ce premier convoi, aujourd'hui âgé de 88 ans, déposent une gerbe. Les visiteurs, membres de Fils et Filles de déportés juifs de France, se dirigent ensuite vers le Mémorial de l'internement et de la déportation sur le site de l'ex-camp de Royallieu où subsistent trois bâtiments où furent internés des dizaines de milliers de prisonniers en partance pour les camps de la mort. Les noms de cinq cents déportés du premier convoi y sont égrenés. Un texte liturgique, le kaddish des endeuillés, a aussi été lu.

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