Tarbes. Le bar Le Moderne va être vendu

Publié le par La Dépêche

La Dépêchepublié le 16/07/2013 à 08h35

Commerce



Le bar Le Moderne

Le bar Le Moderne va changer de propriétaire d'ici quelques jours

 

Avant le passer le relais, Philippe Gaubert, qui en avait fait l’acquisition en 2002, revient sur l’histoire de l’édifice qui abrite cet établissement, indissociable de l’histoire tarbaise.

Une nouvelle page se tourne pour le bar Le Moderne, devenu, d’une génération à l’autre, une véritable institution en centre-ville. «Le fonds est en instance de vente», confirme Philippe Gaubert, l’actuel propriétaire.

L’établissement va donc changer de main.

«Ce n’est qu’une question de jours», confirme celui qui en a fait l’acquisition en 2002 avec son épouse et ses fils. Pour l’heure, il ne peut rien révéler de celui ou ceux qui vont lui succéder. Il glisse simplement : «Ça me ferait de la peine de voir un autre nom…».

Les souvenirs l’assaillent à l’évocation de ce bâtiment dont les origines s’inscrivent dans l’histoire de la ville.

Ainsi, raconte-t-il avec une pointe de nostalgie : «La première fois que je suis venu à Tarbes, en 1956, j’ai dormi ici, à l’hôtel. J’étais de passage. Quand j’ai vu les cars rouges, j’ai dit à ma mère : qu’est-ce que c’est vilain !»

Le jeune homme qu’il était ne savait pas encore qu’il créerait, en 1965, avec son beau-frère Jean-Claude Pistole, le réseau d’autobus urbain de la ville , sous la municipalité de Paul Boyrie. Et de rappeler qu’en 1972, avec des associés, ils ont racheté la SALT. «On l’a revendue, fin 2001, à Kéolis ainsi que la STA (Société tarbaise d’autobus.)

Un couvent, une fonderie puis un hôtel

Mais revenons au Moderne dont Philippe Gaubert aime raconter l’histoire. «C’était un couvent au XIIIe siècle, la chapelle visible depuis la cour en atteste.»

Une longue histoire, traversée par les guerres de religions au XVIe siècle. À la Révolution, s’y sont déroulées les délibérations du clergé et de la noblesse. Puis, devenu lieu de détention, le bâtiment a été transformé en fonderie de canons. Il sera détruit au début du XXe siècle pour devenir le Grand hôtel Moderne.

Souvenir de triste mémoire : l’édifice a été le siège de la Gestapo pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Pour Philippe Gaubert, quel est le souvenir le plus marquant ? «La soirée presse où nous avons reçu Nicolas Sarkozy.» Des regrets ? «Voir la dégradation de l’activité place de Verdun : «Il y a une multiplication d’établissements dans lesquels on peut boire alors que la population régresse».

Enfin, il aurait souhaité «que ce bel établissement soit resté un hôtel».

Publié dans Articles de Presse

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