Un rescapé d'Oradour-sur-Glane témoigne

Publié le par Charente Libre

Charente Librepublié le 17/11/2011 à 04h00


Robert Hébras, un des rares rescapés du massacre d'Oradour-sur-Glane (642 victimes) perpétré par les nazis, était mardi dernier l'invité d'honneur de la commune. Il a été accueilli dans un premier temps à la maison de la Résistance où l'attendaient d'anciens maquisards, Lucien Chabanais président de l'amicale Bir-Hakeim, des élus locaux et près de 60 personnes.

Robert Hebras«Un musée que je ne connaissais pas, fort enrichissant et important pour le devoir de mémoire.» a déclaré l'octogénaire. Après le vin d'honneur, cette journée dédiée au souvenir s'est poursuivie au cinéma Vox avec la projection, devant une salle comble, du film documentaire de Patrick Séraudie: «Une vie après Oradour».

Devant la puissance du témoignage de Robert Hébras et de Jean-Marcel Darthout, il a fallu un temps aux spectateurs pour reprendre pied en 2011 et engager une discussion avec ce dépositaire de la mémoire. «Car malgré un calendrier chargé, je m'attache à ce devoir. Qui me tient à coeur» a indiqué Robert Hébras.

Soixante-sept ans après ce terrible 6 juin 1944, l'octogénaire a toujours le souvenir intact et l'émotion réelle. Pour poursuivre sa «mission», il n'hésite pas à faire visiter les ruines du village martyr à des enfants. «Je suis toujours interpellé par la réaction des jeunes Allemands. Quand ils ressortent d'Oradour, ils sont plus marqués que les jeunes Français...» a souligné Robert Hébras pour qui la «vie après Oradour» n'est plus la même, mais devient une «vie avec Oradour».

Une vie où le désir de témoigner inlassablement est présent pour que l'histoire ne se répète jamais.

Publié dans Articles de Presse

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