Giscard d'Estaing Edmond

Publié le par Mémoires de Guerre

Jean Edmond Lucien Giscard devenu Giscard d'Estaing en 1922, né le 29 mars 1894 à Clermont-Ferrand et mort le 3 août 1982 au château de Varvasse à Chanonat (Puy-de-Dôme), est un haut fonctionnaire et homme d'affaires français.

Giscard d'Estaing Edmond
Giscard d'Estaing Edmond

Fils d'Amable Valéry Philippe Giscard, avocat et conseiller à la Cour d'appel de Riom, et de Marie Louise Antoinette Monteil (ou Monteil-Ansaldi), il épouse à Paris 16e le 18 avril 1923, Marthe Clémence Jacqueline Marie dite May Bardoux (née le 6 mai 1901 à Paris 8e, décédée le 13 mars 2003, à Paris 16e, à l'âge de 101 ans 10 mois et 7 jours), fille du député Jacques Bardoux et de Geneviève Georges-Picot, dont il eut cinq enfants :

  • Elle fut maire de Prinsuéjols ;Sylvie Giscard d'Estaing (8 décembre 1924 à Coblence - 2008), épouse d'Emmanuel de Las Cases
  • Valéry Giscard d'Estaing, né en 1926 à Coblence, ancien président de la République française ;
  • Olivier Giscard d'Estaing, né en 1927 à Paris 8e, ancien député, ancien maire d'Estaing, cofondateur de l'INSEAD ;
  • Isabelle Giscard d'Estaing, née en janvier 1935 à Paris 8e, présidente du Festival de la Vézère, épouse de Guy de Lasteyrie du Saillant ;
  • Marie-Laure Giscard d'Estaing, née le 16 décembre 1939 au château de Varvasse, épouse de Jacques de Froissard de Broissia.

Edmond Giscard, ainsi que plusieurs membres de sa famille, fut autorisé, par un décret en Conseil d'État en date du 17 juin 1922, à relever le nom de sa trisaïeule Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson (1769-1844), comtesse de La Tour Fondue, dernière du nom d'Estaing, afin de s'appeler Giscard d'Estaing. Il joue un rôle de premier plan dans les affaires indochinoises dans les années 1930, puis après guerre. Avant 1939, il est membre de huit conseils d'administration différents dans cette colonie, soit en qualité de « simple administrateur » (Crédit foncier de l'Indochine, Société des papeteries de l'Indochine, Verreries d'Extrême-Orient, Crédit Hypothécaire de l'Indochine), soit en qualité de président (Société anonyme Chalandage et remorquage, Société Indochinoise des Cultures Tropicales, Sucreries et raffineries de l'Indochine) toutes cotées à la Bourse de Paris.

Il est inspecteur des finances et économiste, président de comités de la Chambre de commerce internationale et président de la Société française pour la construction et l’exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc. Il préside, à partir des années 1930, la Société financière française et coloniale (SFFC), qu'il parvient à redresser financièrement. Cette société change de nom en 1949 et devient la puissante Société financière pour la France et les pays d'Outre-Mer, qu'il continue à présider. Il démissionne de la présidence de la SOFO le 28 juin 1973 ; le discours d'adieu est prononcé par René Bousquet, membre du conseil d'administration. 

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques au fauteuil d'Edouard Payen. Il est maire de Chanonat de 1932 à 1947. Sous le régime de Vichy, il est décoré de l'ordre de la Francisque, mais ne participe pas à la collaboration et est regardé avec méfiance par les autorités allemandes. Il a été membre de la société secrète France 1950 (ou F.1950), groupe synarchique (archive des Renseignements généraux, 1945 ; cité in Le Choix de la défaite, les élites françaises dans les années 1930, p. 37, Annie Lacroix-Riz, Armand Colin, Paris, 2006). Il a publié une quinzaine d'ouvrages sur l'économie. Il est inhumé à Saint-Amant-Tallende (Puy-de-Dôme).

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