Aurélien Pradié

Publié le par Mémoires de Guerre

Aurélien Pradié, né le 14 mars 1986 à Cahors (Lot), est un homme politique français. Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), devenu Les Républicains (LR), il est successivement conseiller général du Lot, maire de Labastide-Murat — devenu Cœur de Causse en 2016 —, président de la communauté de communes du Causse de Labastide-Murat et conseiller régional d'Occitanie. Élu député dans la 1re circonscription du Lot lors des élections législatives de 2017, il devient en 2019 secrétaire général de LR après l'élection de Christian Jacob à la présidence du parti. 

Aurélien Pradié

Famille

Né de parents gérants d'une petite entreprise du secteur agroalimentaire de négoce de noix, il a un frère, boulanger. À la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), son père devient paraplégique. Aurélien Pradié déclare que cette épreuve « a forgé [s]on engagement » notamment sur les questions liées au handicap.

Formation et carrière professionnelle

Aurélien Pradié commence des études de droit à Toulouse, mais quitte l'université sans aucun diplôme. De 2012 à 2015, il est collaborateur contractuel au cabinet du président du conseil départemental de l'Aveyron, Jean-Claude Luche. Il travaille pendant six mois, en 2014, pour l'entreprise agroalimentaire Andros, dont le siège est dans le Lot, auprès du PDG Frédéric Gervoson. De 2015 à 2017, il exerce une activité de consultant au sein de la société Humani Conseil. 

Parcours politique

Au sein de l'UMP et LR

À partir de 2007, il est président des Jeunes UMP du Lot. Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti. Il est alors membre du mouvement « Les Populaires », lancé par Guillaume Peltier au sein des Républicains. En novembre 2018, il intègre le « contre-gouvernement » de Laurent Wauquiez, chargé du handicap et des solidarités. En octobre 2019, après l'élection de Christian Jacob à la présidence des Républicains, il devient secrétaire général du parti. En vue de l'élection présidentielle de 2022, il soutient Xavier Bertrand et s'oppose à l'organisation d'une primaire par son parti, alors que Bruno Retailleau entend briguer l'investiture par cette procédure. Il est la tête de liste pour les Les Républicains aux élections régionales de 2021 en Occitanie. 

Mandats électifs dans le Lot

Lors des élections cantonales de 2008, il est élu au premier tour de scrutin sur le canton de Labastide-Murat, devenant le 2e plus jeune conseiller général de France derrière Jean Sarkozy en battant Lucien-Georges Foissac, son ancien instituteur. Sa campagne, menée au guidon de sa mobylette, est atypique. En 2011, Xavier Bertrand, ministre du Travail, lui confie une mission sur l'emploi des jeunes. En 2012, il est candidat à 26 ans de la 1re circonscription du Lot pour l'UMP. Avec 40 % des voix au second tour, il est battu par la députée sortante Dominique Orliac (PRG). Ses comptes de campagne sont rejetés par le Conseil constitutionnel, ce qui lui vaudra une inéligibilité pour un an. À l'issue des élections municipales de 2014, il est élu maire de Labastide-Murat, après que sa liste a recueilli plus de 70 % des voix (350 voix sur 476 exprimés). Il est élu dans la foulée président de la communauté de communes du Causse de Labastide-Murat. Dans cette fonction, il contribue notamment à implanter un pôle de santé sur la commune de Labastide-Murat. En 2016, il devient maire de la commune nouvelle de Cœur de Causse.

Lors du redécoupage électoral qui précède les élections départementales de 2015, l'ancien canton de Labastide-Murat est coupé en deux et Labastide-Murat est fondue dans le grand canton de Causse et Vallées qui regroupe 47 communes. Aurélien Pradié dénonce alors un redécoupage pour le faire battre et renonce à briguer un nouveau mandat. En revanche, cette même année, il est élu conseiller régional d'Occitanie ; il siège à la commission Emploi, Formation professionnelle et Apprentissage, ainsi que la commission Agriculture et Appel d'offres. Il est alors tête de liste dans le département et enregistre un des scores les plus élevés de la région Occitanie. Le 5 janvier 2018, conformément à la loi sur le cumul des mandats, Aurélien Pradié démissionne de ses mandats de maire, président de communauté de communes et de conseiller régional. Il reste cependant conseiller municipal et conseiller communautaire. 

Aurélien Pradié

Député

Élection

En juin 2016, il est investi par Les Républicains dans la première circonscription du Lot pour les élections législatives de 2017. Au soir du premier tour, avec 24 % des voix, il est devancé par Sébastien Maurel (28 %) de La République en marche et donné battu au second tour. Mais il crée finalement la surprise en étant élu député avec 51,3 % des voix. Il creuse en particulier l'écart dans les zones rurales du département. Il devient un des plus jeunes députés de l'histoire du Lot et crée une nouvelle fois la surprise dans cette terre historiquement ancrée à gauche.

Travaux sur le handicap

En octobre 2018, il défend à l'Assemblée nationale une proposition de loi en faveur de l'inclusion des enfants et adolescents en situation de handicap au sein de l'école publique. Prévoyant également de donner un véritable statut et une meilleure rémunération pour les accompagnants de ces élèves, sa proposition de loi est soutenue par l'ensemble des groupes politiques. Elle est rejetée par le groupe La République en marche. Le journal Les Échos indique qu'il « n'est parvenu à se faire entendre, sur sa proposition de loi [...], qu'à la faveur d'un coup de gueule de l'insoumis François Ruffin contre le « sectarisme » de la majorité, qui venait de rejeter le texte à l'automne ». En décembre 2018, Aurélien Pradié est désigné par la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour conduire une mission parlementaire sur les droits fondamentaux des majeurs protégés en situation de handicap (tutelles, curatelles) aux côtés de la députée de l’Isère Caroline Abadie.

Proposition de « Agir contre les violences au sein de la famille »

Le 28 août 2019, le député Aurélien Pradié dépose sa proposition de loi « Agir contre les violences au sein de la famille ». Durant le mois de septembre, il auditionne des magistrats, femmes victimes, collectifs, associations, personnalités et acteurs de terrain. Le 10 octobre, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, il fait le décompte des femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints au cours de l’année 2019. Son texte est soutenu par l’ensemble des groupes parlementaires et par le Gouvernement. Après avoir été adoptée par l’Assemblée nationale le 15 octobre 2019, la proposition de loi d'Aurélien Pradié est définitivement votée par le Sénat le 18 décembre 2019. 

Après 10 heures de débats, tous les articles de la Proposition de Loi visant à agir contre les violences conjugales ont été adoptés à l’unanimité au Parlement. Une étape marquante dans la protection des femmes victimes de violences puisque cette Loi porte notamment la généralisation du Bracelet anti-rapprochement pour les auteurs de violences, la réduction forte du délai pour délivrer une ordonnance de protection, l’amélioration de l’accès au Téléphone Grave Danger, ou encore la suspension de plein droit de l’exercice de l’autorité parentale pour les conjoints condamnés pour un crime à l’égard de l’autre parent. 

Dès le 12 décembre 2019, Aurélien Pradié organise des réunions publiques dans le département du Lot afin de présenter la loi « Agir contre les violences au sein de la famille ». Le 28 décembre 2019, le Président de la République promulgue la loi dans sa totalité. Le 24 avril 2020, pendant le confinement, Aurélien Pradié lance un appel à tous les commerces ouverts et grandes surfaces afin de relayer les numéros d’assistance et de secours pour les femmes et enfants victimes de violences intrafamiliales. Neuf mois après l’adoption à l’unanimité de la Loi, le député Aurélien Pradié a conduit une mission de contrôle de l’application de cette Loi, conjointement avec le député de la majorité Guillaume Vuilletet. 

Circonscription

Le 8 décembre 2018, il lance le premier « conseil des Lotois », à Cahors, comme il s'y était engagé lors de sa campagne législative en 2017. Rassemblant 200 habitants du Lot, il est destiné à aboutir à des propositions qui seront ensuite portées par le député à l'Assemblée nationale. 

Récompense

En février 2020, Aurélien Pradié reçoit la récompense de « député de l'année » de la part de l'organisation politique Le Trombinoscope. 

Positionnement

Il revendique une proximité d'idées avec la sensibilité chiraquienne et la droite issue de Georges Pompidou. En avril 2018, il déclare avoir intégré le conseil scientifique de la fondation Jacques Chirac mais cette information ne figure pas sur le site de ladite fondation. Il interroge la responsabilité du libéralisme économique dans la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 en 2020 : « On n’évitera pas d’interroger le libéralisme, c’est une évidence […]. La question fondamentale est là : l’idée que l’argent serait la seule échelle de valeur et que l’État n’a plus aucun rôle à jouer ». 

Détail des mandats et fonctions

À l’Assemblée nationale

  • Depuis le 21 juin 2017 : député, élu dans la première circonscription du Lot.

Au niveau local

  • 9 mars 2008 – 23 mars 2014 : Conseiller municipal de Vaillac.
  • 21 avril 2008 – 2 avril 2015 : conseiller général du Lot, élu dans le canton de Labastide-Murat.
  • 30 mars 2014 – 31 décembre 2015 : maire de Labastide-Murat.
  • 16 avril 2014 – 5 janvier 2018 : président de la communauté de communes du Causse de Labastide-Murat.
  • 1er janvier 2016 – 5 janvier 2018 : maire du Cœur de Causse.
  • 4 janvier 2016 – 5 janvier 2018 : conseiller régional d'Occitanie.
  • Depuis le 5 janvier 2018 : conseiller municipal du Cœur de Causse et conseiller communautaire de la communauté de communes du Causse de Labastide-Murat.
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