Manet Edouard

Publié le par Mémoires de Guerre

Édouard Manet, né le 23 janvier 1832 à Paris (Acte de naissance détruit pendant la Commune de Paris de 1871) et mort le 30 avril 1883 dans la même ville, est un peintre et graveur français majeur de la fin du XIXe siècle. Précurseur de la peinture moderne qu'il affranchit de l'académisme, Édouard Manet est à tort considéré comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel qui n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre : sujets espagnols notamment d'après Vélasquez et odalisques d'après Le Titien.

Il refuse de suivre des études de droit et il échoue à la carrière d'officier de marine militaire. Le jeune Manet entre en 1850 à l'atelier du peintre Thomas Couture où il effectue sa formation de peintre, le quittant en 1856. En 1860, il présente ses premières toiles, parmi lesquelles le Portrait de M. et Mme Auguste Manet. Ses tableaux suivants, Lola de Valence, La Femme veuve, Combat de taureau, Le Déjeuner sur l'herbe ou Olympia, font scandale. Manet est rejeté des expositions officielles, et joue un rôle de premier plan dans la « bohème élégante ». Il y fréquente des artistes qui l'admirent comme Henri Fantin-Latour ou Edgar Degas et des hommes de lettres comme le poète Charles Baudelaire ou le romancier Émile Zola dont il peint un portrait : Portrait d'Émile Zola. Zola a pris activement la défense du peintre au moment où la presse et les critiques s'acharnaient sur Olympia. À cette époque, il peint Le Joueur de fifre (1866), le sujet historique de L'Exécution de Maximilien (1867) inspiré de la gravure de Francisco de Goya.

Son œuvre comprend des marines comme Clair de lune sur le port de Boulogne (1869) ou des courses : Les Courses à Longchamp en 1864 qui valent au peintre un début de reconnaissance. Après la guerre franco-allemande de 1870 à laquelle il participe, Manet soutient les impressionnistes parmi lesquels il a des amis proches comme Claude Monet, Auguste Renoir ou Berthe Morisot qui devient sa belle-sœur et dont sera remarqué le célèbre portrait, parmi ceux qu'il fera d'elle, Berthe Morisot au bouquet de violettes (1872). À leur contact, il délaisse en partie la peinture d'atelier pour la peinture en plein air à Argenteuil et Gennevilliers, où il possède une maison. Sa palette s'éclaircit comme en témoigne Argenteuil de 1874. Il conserve cependant son approche personnelle faite de composition soignée et soucieuse du réel, et continue à peindre de nombreux sujets, en particulier des lieux de loisirs comme Au Café (1878), La Serveuse de Bocks (1879) et sa dernière grande toile, Un bar aux Folies Bergère (1881-1882), mais aussi le monde des humbles avec Paveurs de la Rue Mosnier ou des autoportraits (Autoportrait à la palette, 1879).

Manet parvient à donner des lettres de noblesse aux natures mortes, genre qui occupait jusque-là dans la peinture une place décorative, secondaire. Vers la fin de sa vie (1880-1883) il s'attache à représenter fleurs, fruits et légumes en leur appliquant des accords de couleur dissonants, à l'époque où la couleur pure mourait, ce qu'André Malraux est un des premiers à souligner dans Les Voix du silence. Le plus représentatif de cette évolution est L'Asperge qui témoigne de sa faculté à dépasser toutes les conventions. Manet multiplie aussi les portraits de femmes (Nana, La Blonde aux seins nus, Berthe Morisot) ou d'hommes qui font partie de son entourage (Stéphane Mallarmé, Théodore Duret, Georges Clemenceau, Marcellin Desboutin, Émile Zola, Henri Rochefort). À partir des années 1880, il est de plus en plus reconnu. Il reçoit la Légion d'honneur le 1er janvier 1882. Cependant, victime de syphilis et de rhumatismes, il souffre, depuis 1876, de sa jambe gauche, qu'il faudra finalement amputer.

En 1883, Édouard Manet meurt à 51 ans de la syphilis et d'une gangrène qu'il à contractée à Rio de Janeiro et laisse plus de quatre cents toiles, des pastels, des esquisses et des aquarelles. Ses plus grandes œuvres sont visibles dans la plupart des musées du monde, particulièrement au musée d'Orsay à Paris. Ni impressionniste, ni réaliste, Manet adresse aux critiques d'art des questions restant sans réponse : « S'agit-il du dernier des grands peintres classiques ou du premier des révolutionnaires ? Fut-il l'enfant terrible du grand art persistant, l'élève un peu espiègle des maîtres, le restaurateur de la vraie tradition au-delà de celle qu'on enseignait à l'école des Beaux-Arts ? — ou bien le grand précurseur, l'initiateur de la peinture pure ? Bien évidemment, tout cela à la fois, (répond Françoise Cachin), et dans des proportions dont seules les alternances du goût sont juges. »

Manet Edouard

L’artiste

Les débuts d'un peintre

Édouard Manet naît dans un milieu de grands bourgeois parisiens. Après une scolarité moyenne, il tente de faire carrière dans la marine, mais échoue par deux fois au concours de l’École navale. Son père l'autorise alors à suivre une voie artistique (passion qu’il a depuis l’enfance), mais à la condition d’acquérir un bagage technique sérieux. Ainsi, en 1850, il intègre l’atelier de Thomas Couture, peintre académiste ; il y reste six ans. Au cours de cette période, il visite les musées italiens et voyage également en Allemagne, en Autriche, en Hollande. À Paris, il s’enthousiasme pour Eugène Delacroix, qu’il rencontre, et copie les maîtres exposés au Louvre.

Les salons artistiques

Tout au long de sa carrière, le travail artistique de Manet est la proie des critiques. Les scandales se succèdent et donnent lieu à une méprise sur ce qu'est l'artiste et ce que l’on fait de lui : un provocateur. Car il n’y a nul goût de ce genre chez un homme qui reste fidèle à son milieu et recherche une reconnaissance officielle. Manet souhaitera toute sa vie convaincre au Salon, seule manifestation où s'imposer alors et où il postule dès 1859. Une seule de ses toiles y est bien accueillie en 1861 (le Chanteur espagnol, 1860). Mais ses oeuvres n’y sont généralement pas acceptées, ou très critiquées. En 1863, il rejoint le salon des Refusés, manifestation dont il devient malgré lui la vedette. Puis il part en 1865 à Madrid se ressourcer auprès de la peinture des maîtres espagnols.

Une reconnaissance tardive

En 1866, il rejoint un groupe d’artistes indépendants : Edgar Degas, Claude Monet, Frédéric Bazille, Camille Pissarro, Paul Cézanne se retrouvent au café Guerbois, près de l’atelier de Manet aux Batignolles. Ce dernier apparaît rapidement comme leur chef de file. En 1867, exclu de l’Exposition universelle, il expose 50 toiles dans un pavillon personnel, comme Gustave Courbet l’avait fait en 1855. Manet doit attendre le Salon de 1881 pour recevoir enfin la médaille tant convoitée. Il est à cette époque immobilisé, malade, dans sa maison de Rueil. Il meurt le 30 avril 1883 des suites d’une opération d’amputation de la jambe. Son art est alors reconnu, mais encore partiellement incompris. Lors de la cérémonie d’enterrement, Degas aurait dit de son ami : « Il était plus grand que nous ne pensions. »

L’amitié des gens de lettres

Manet a été toute sa vie très proche du milieu littéraire, des écrivains et des poètes. Charles Baudelaire le rencontre à la fin des années 1850 chez une relation commune. Une grande connivence se noue immédiatement entre les deux hommes, et l'optique baudelairienne marque la production du peintre jusqu’en 1860. En 1866, Émile Zola soutient l’artiste après un nouvel échec au Salon et publie quelques années plus tard une monographie sur son art. Manet fréquente tardivement le cercle poétique de Stéphane Mallarmé avec qui il se lie d’une grande amitié. Il exécute diverses illustrations de ses publications. Mallarmé, après Baudelaire et Zola (1868), pose en 1876 pour le peintre, qui réalise de lui un admirable portrait.

L’œuvre

Les scandales

La première toile véritablement personnelle de Manet, le Buveur d'absinthe (1858), inspirée par Baudelaire, n’est pas acceptée au Salon de 1859 : ce portrait d’un buveur est jugé très peu académique. Exposé au Salon des Refusés en 1863, son Déjeuner sur l'herbe (1863), inspiré de Giorgione, est d'un style qui dérange (notamment par des contrastes très francs, par le traitement des personnages comme superposés sur un fond esquissé). Mais le sujet choque surtout avec la présence d'une femme nue parmi des hommes revêtus de vêtements contemporains : le nu n’est alors admis que voilé de quelque prétexte mythologique. On attribue à la jeunesse du peintre son trait d'audace, espérant qu'il s’assagisse. Aussi le scandale est-il bien plus grand encore quand Manet récidive et présente au Salon officiel, deux ans plus tard, son Olympia (1863), un portrait sans fard d’une courtisane parisienne, une toile que la critique juge indécente par le sujet et grossière dans le traitement.

Le Départ du vapeur de Folkestone, 1869, Philadelphia Museum of Art. - Au café, cabaret de Reichshoffen,1878 - Pivoines blanches, 1864, Paris, musée d'Orsay.
Le Départ du vapeur de Folkestone, 1869, Philadelphia Museum of Art. - Au café, cabaret de Reichshoffen,1878 - Pivoines blanches, 1864, Paris, musée d'Orsay.
Le Départ du vapeur de Folkestone, 1869, Philadelphia Museum of Art. - Au café, cabaret de Reichshoffen,1878 - Pivoines blanches, 1864, Paris, musée d'Orsay.

Le Départ du vapeur de Folkestone, 1869, Philadelphia Museum of Art. - Au café, cabaret de Reichshoffen,1878 - Pivoines blanches, 1864, Paris, musée d'Orsay.

Un témoin « sincère » de son temps

Dans le catalogue de son exposition personnelle de 1867, Manet s'explique : « L'artiste ne dit pas aujourd'hui : venez voir des œuvres sans défauts, mais venez voir des œuvres sincères. » Il touche là le véritable problème posé par son art, rejeté parce que visant moins une beauté conventionnelle qu’une juste et vraie image de la vie. De fait, Manet apparaît comme un parfait témoin de son temps. Il peint ses amis, sa ville, son milieu social (la Musique aux Tuileries, 1862). Il se veut le témoin des événements contemporains (l'Exécution de Maximilien, 1867). Comme Henri de Toulouse-Lautrec, il laissera d'admirables pages sur la vie parisienne (la Serveuse de bocks, 1879 ; ou Un bar aux Folies Bergère, 1882).

Un compagnon de route des impressionnistes

Manet cherche à rendre ce qu’il voit, parfois une simple indication sommaire. Cette manière de peindre met en avant la spontanéité comme valeur première. Ainsi, ses portraits recherchent moins la fidélité que l’impression psychologique. Comme Degas, il se pose des questions sur l'expression effective du mouvement (Courses de Longchamp, 1867). Ces œuvres témoignent d'une liberté propre à enthousiasmer les impressionnistes et à justifier sa présence à leurs côtés (encore qu'il ne participe pas à leurs expositions). Peu après 1870, sous leur influence, sa manière de peindre devient plus claire. Il travaille avec ses jeunes amis sur les bords de la Seine, dans ce climat de canotage, de danse, de réunions aimables immortalisé par les romans de Guy de Maupassant. Sa touche, en s’éclaircissant, met mieux en valeur ce qu’elle avait déjà de vif, de ferme, de moderne en somme (Monet sur son bateau-atelier, 1874). Avec vigueur, il transcrit les effets de plein air en touches fiévreuses qui balaient la toile (Argenteuil, 1874).

Carrefour artistique

Les maîtres

Si Manet n’accepte pas les « recettes » des peintres des ateliers, il ne rejette pas la leçon des maîtres du passé. Son choix se porte sur Titien, Véronèse, Giorgioneou Frans Hals, dont il aime la touche large, sensuelle et nerveuse. Et surtout, les Espagnols – Vélasquez, le Greco, Goya – sont sa source d’inspiration constante : en 1865, après l’échec d’Olympia, c’est à Madrid qu’il vient chercher un nouvel élan créatif.

Chef de file malgré lui

Les futurs impressionnistes, qui sont avant tout les jeunes artistes de l'époque ayant en commun le souci d'échapper à l'académisme, le désignent comme tête de file de leur révolte, en dépit de ses protestations. Pourtant, Manet peint relativement « sombre », suivant en cela les préceptes académiques auxquels il revient parfois comme pour prouver son savoir-faire. Pissarro, Alfred Sisley, Cézanne, tous ceux qui se rangeront sous la bannière de l’impressionnisme peignent alors d’une manière nettement plus novatrice, révolutionnaire pour l’époque, privilégiant la construction par la couleur au dessin préliminaire. Ce souci du « métier » n’empêche pas de considérer Manet aujourd’hui comme le précurseur d’un mouvement qu’il a malgré lui préparé et dont le grand représentant sera un presque homonyme, Monet.

Vers l’art moderne

L’art de Manet, plus encore que celui de Courbet, établit avec la tradition classique une rupture ouvrant la voie à l’impressionnisme, et à sa suite toutes les écoles qui représenteront l’art moderne. Comme Baudelaire, il va jouer un rôle d’intermédiaire entre deux époques. Dans la spontanéité précoce de sa manière de rendre un spectacle directement observé – et que la critique de l’époque confond avec un barbouillage grossier qui « écorche les yeux comme la musique de foire fait saigner les oreilles » –, dans l’oubli du « sujet académique » au profit d’une affirmation de l’œuvre pour elle-même, il offre un berceau à l’art moderne.

Dernières années et postérité

Édouard Manet, malade, séjourne en 1879 en compagnie de sa femme pendant six semaines dans l'établissement hydrothérapique fondé par le docteur Louis Désiré Fleury à Meudon-Bellevue. Lorsqu'il y retourne pour une cure de quatre mois en mai 1880, il séjourne au sentier des Pierres-Blanches où il peindra plusieurs tableaux. Il obtient même un prix au Salon de 1881 et est décoré de la Légion d'honneur par son ami Antonin Proust devenu ministre des Beaux-Arts : l'attribution est décidée malgré des oppositions fin 1881 et la cérémonie a lieu le 1er janvier 1882. Affaibli depuis plusieurs années, il peint durant les deux dernières années des toiles de petit format qu'il exécute assis (nombreuses petites natures mortes de fruits et de fleurs, comme Roses mousseuses dans un vase), mais surtout des portraits de ses visiteuses au pastel, technique moins fatigante que la peinture à l'huile. Il s’éteint finalement le 30 avril 1883 au 39, rue de Saint-Pétersbourg à l’âge de 51 ans, des suites d’une ataxie locomotrice résultant elle-même d'une syphilis contractée à Rio. La maladie, outre les nombreuses souffrances et la paralysie partielle des membres qu’elle lui avait causées, a ensuite dégénéré en une gangrène qui a imposé de lui amputer le pied gauche onze jours avant sa mort.

L’enterrement a lieu le 3 mai 1883 au cimetière de Passy, en présence notamment d’Émile Zola, d'Alfred Stevens, de Claude Monet, d'Edgar Degas et de bien d’autres de ses anciennes connaissances. D’après Antonin Proust, son camarade de toujours, se voyaient dans le convoi funèbre « des couronnes, des fleurs, beaucoup de femmes ». Degas, quant à lui, aurait dit alors de Manet qu’« il était plus grand que nous ne pensions ». Sa tombe se trouve dans la 4e division du cimetière, une épitaphe gravée par Félix Bracquemond en 1890 « Manet et manebit » (en latin : « Il demeure et demeurera », jeu de mots sur le nom du peintre) peut résumer le sentiment général du monde des arts après sa disparition. Il est inhumé avec sa femme Suzanne, avec son frère Eugène ainsi qu'avec sa belle-sœur Berthe. Son buste ornant sa tombe est l’œuvre du sculpteur et peintre hollandais Ferdinand Leenhoff, frère de la compagne de Manet.

Manet décrié, insulté, ridiculisé est devenu le chef de file reconnu des « avant-gardistes ». Si le peintre a été lié aux acteurs du courant impressionniste, il est à tort considéré aujourd’hui comme l'un de ses pères. Il en est un puissant inspirateur autant par sa peinture que par ses thèmes de prédilection. Sa manière de peindre, soucieuse du réel reste en effet foncièrement différente de celle de Claude Monet ou de Camille Pissarro. Certaines de ses œuvres sont proches de l'impressionnisme, c'est le cas de L'Évasion de Rochefort, Portrait de Claude Monet peignant sur son bateau-atelier à Argenteuil et Une allée dans le jardin de Rueil. Si Manet s'est tenu à l'écart de l'impressionnisme, il a cependant soutenu ses représentants, en particulier sa belle-sœur Berthe Morisot, lors de la première exposition de la Première exposition des peintres impressionnistes.

Le maître laisse plus de 400 toiles et d’innombrables pastels, esquisses et aquarelles qui constituent un œuvre pictural majeur à l'influence certaine sur les artistes de son temps comme le groupe des Batignolles et bien au-delà : Manet est en effet reconnu internationalement comme l’un des plus importants précurseurs de la peinture moderne ; ses tableaux majeurs sont visibles dans les plus grands musées du monde. C'est en 1907, ironie de l’histoire de la peinture, qu’Olympia « refusée » en 1863, entre, 44 ans après sa création, au musée du Louvre (elle est aujourd'hui conservée au musée d'Orsay). Édouard Manet tient une place importante dans le roman d'Olivier Rolin Un chasseur de lions (2008), auprès de l'aventurier cocasse et dérisoire Eugène Pertuiset dont il peignit en 1881 le portrait « en Tartarin ». En l’an 2000, l’une de ses toiles s’est vendue à plus de vingt millions de dollars. En 2014, chez Christie's à New York, le tableau Le Printemps, propriété d'un collectionneur et de sa famille depuis plus de cent ans, est adjugé pour la somme de 65 millions de dollars (52 millions d'euros).

En 2004, un brocanteur de Genève aurait découvert un tableau inconnu de Manet caché sous une croûte. Il affirme avoir identifié dans le portrait d'une ravissante jeune femme, Méry Laurent, le modèle et une maîtresse d'Édouard Manet. La toile initiale jugée scandaleuse par son caractère érotique aurait été masquée et oubliée. L'attribution de ce tableau à Édouard Manet n'est cependant pas confirmée. Le 22 juin 2010, un autoportrait d'Édouard Manet a été vendu à Londres 22,4 millions de livres sterling (27 millions d'euros), un montant record pour une œuvre du peintre français. En 2012, à la suite d'une vente aux enchères, le musée Ashmolean Museum d'Oxford a pu acquérir le Portrait de Mademoiselle Claus peint en 1868, grâce à une souscription publique de 7,83 millions de livres sterling. Le tableau a été interdit d'exportation de Grande-Bretagne, par le Reviewing Committee on the Export of Works of Art. Sa seule élève connue fut Eva Gonzalès (1849-1883) qui lui fut présentée en 1869 par Alfred Stevens. Elle rencontra dans l'atelier de Manet Berthe Morisot, qui fut jalouse de son amitié avec le maître. Il fit un tableau d'elle peignant une nature morte en 1870, toile aujourd'hui conservée dans les collections du musée de la National Gallery à Londres. 

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