Auguste-Guillaume de Prusse

Publié le par Roger Cousin

Auguste-Guillaume de PrusseAuguste-Guillaume de Hohenzollern (en allemand August-Wilhelm von Preußen), né le 29 janvier 1887 à Potsdam, mort le 25 mars 1949 à Stuttgart fut un prince de la Maison de Hohenzollern, ainsi qu'officier militaire : SA Brigadeführer (1931), SA Gruppenführer (1934) et SA Obergruppenführer (1943). Il était surnommé Auwi. Fils de Guillaume II d'Allemagne et de Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderburg-Augustenburg, il épousa, le 22 octobre 1908, sa cousine Alexandra de Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg (1887-1957) (fille de Frédéric de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg (1855-1934)), dont il divorcera en 1920.

Un enfant est né de cette union : Alexandre Ferdinand de Prusse (1912-1985), qui épouse en 1938 Armgard Weygand (1912-2001), dont : Étienne Alexandre de Prusse (1939-1993), qui épouse (1) en 1964 (div 1976) Heide Schmidt (1939) et (2) en 1981 Hannelore-Maria Kerscher (1952). D'où, du premier mariage : Stéphanie Victoria-Louise (1966), qui épouse en 1991 Amadi Mbaraka Bao (descendance).

Il passa son enfance et sa jeunesse avec ses frères et sœurs au nouveau de Palais de Potsdam. Il fit ses études aux universités de Bonn, Berlin et Strasbourg. En 1907, il obtint de manière douteuse son doctorat ès Sciences. Après son mariage, il vécut avec sa famille à la villa Liegnitz. La villa fut le point de rencontre des artistes et des savants. Au cours de la Première Guerre mondiale, Auguste Guillaume de Prusse fut à la tête du Grand Conseil de Ruppin et résida au château de Rheinsburg. Son adjoint personnel fut son ami d'enfance Hans Georges von Mackensen, ce lien d'amitié joua un grand rôle dans la vie du prince. Cette « passion homosexuelle » contribua à l'échec de son mariage avec la princesse Alexandra. Auguste-Guillaume de Prusse voulut divorcer mais son père refusa.

Peu de temps après la fin de la Première Guerre mondiale, le couple princier se sépara, le divorce fut prononcé en mars 1920. Les droits de garde pour leur fils furent accordés à Auguste-Guillaume de Prusse. Après son divorce et le mariage de son ami Hans Georges Manckensen avec Winfred von Neurath (fille de Constantin von Neurath), Auguste-Guillaume de Prusse vécut retiré dans sa villa de Potsdam. Arthur Kampft lui enseigna la peinture. Passionné de photographie, Auguste-Guillaume de Prusse s'assura une source de revenus supplémentaire avec la vente de ses photos. Auguste-Guillaume de Prusse rejoignit l'association de Casque d'acier. Après le putsch de la brasserie le 8 novembre 1923, Auguste-Guillaume de Prusse s'intéressa vivement aux discours de propagande d'un personnage alors quasi inconnu, un certain Adolf Hitler. Dans les années 1930, le prince allemand écrivit de longues lettres au futur chancelier de l'Allemagne nazie. Dans l'espoir d'une restauration des Hohenzollern sur le trône allemand, Auguste-Guillaume de Prusse opta pour Adolf Hitler.

Au cours des années, il devint de plus en plus présent aux côtés des nazis. Il demanda à son père la permission d'entrer dans le parti nazi, en le menaçant, en cas de refus, de faire sa demande à Hermann Goering. Auguste-Guillaume créa un grand malaise au sein de sa famille. Le 1er avril 1930, il fit son entrée dans le NSDAP (il en fut le vingt-quatrième membre). En novembre 1931, Auguste-Guillaume de Prusse devint Brigadeführer de la SA. En raison de son soutien au nazisme, Auguste-Guillaume de Prusse fut souvent la cible des médias de gauche, du diplomate français André François Poncet mais également du milieu nazi, en particulier de Joseph Goebbels.

En 1933, Auguste-Guillaume de Prusse devint membre du Reichstag et du parti nazi. Le prince allemand fut un nazi convaincu, faisant des discours et écrivant des articles servant le nazisme. En 1934, lors de l'affaire Ernst Röhm, il fut mis à l'écart. Le 30 juin 1939, Auguste-Guillaume de Prusse fut nommé SA Obergruppenführer. Après avoir fait des remarques désobligeantes sur Joseph Goebbels, Auguste-Guillaume de Prusse perdit la faveur d'Adolph Hitler. En février 1945, avant l'arrivée de l'Armée rouge en Allemagne, Auguste-Guillaume de Prusse se réfugia en compagnie de sa belle-soeur, la princesse royale Cecilie, à Kronberg.

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, Auguste-Guillaume de Prusse fut arrêté par les Américains et incarcéré à la caserne de Ludwigsburg (ancienne caserne du 25ème régiment de la Flak). En raison de son appartenance au NSDAP et au SA, il fut condamné à trois ans d'internement dans un camp de travail. Lors de sa remise en liberté en 1948, d'autres poursuites judiciaires furent entamées contre le prince. Le tribunal de Potsdam lança un mandat d'arrêt contre lui, mais cela resta sans suite. Gravement malade, Auguste-Guillaume de Prusse échappa aux poursuites. Il décéda le 25 mars 1949 à l'hôpital de Stuttgart. Il fut inhumé au cimetière des princes de Hohenlohe-Langenbourg à Neuchâtel dans le Bade-Wurtemberg. Auguste-Guillaume était un francophobe acharné. Il resta fidèle à l'idéologie nazie jusqu'à sa mort survenue en 1949.


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