Goybet Pierre

Publié le par Rodney42

Goybet PierrePierre Frédéric Henri Goybet, né le 9 juin 1887 à Mostaganem (Algérie) et mort le 7 décembre 1963 à Yenne (Savoie), est un contre-amiral français, commandeur de la Légion d’honneur. Pierre Frédéric Henri Goybet est l'aîné des enfants du général Mariano Goybet (1861-1943). Il montre dès son plus jeune âge son goût pour la montagne (ascension du mont Blanc à 13 ans) et son désir de servir dans la marine ; élève au collège de la Seyne puis au lycée Saint-Louis, il entre à l'École navale le 1er octobre 1906.

En 1908, Pierre Goybet fait la campagne du Duguay-Trouin (Atlantique et Méditerranée) comme aspirant. Nommé enseigne de 2e catégorie en 1909 et attaché d'abord au service du canon sur le Démocratie, il embarque sur le Montcalm pour de longs mois de navigation à travers la Méditerranée, la mer Rouge, l'océan Indien, les mers de Chine méridionale, orientale et du Japon et tout le Pacifique.

Débarqué à Saïgon et embarqué sur la Manche pour une campagne d'hydrographie sur les côtes d'Annam et dans la baie d'Along, il est atteint d'une congestion au foie et rapatrié en 1911, sur le Polynésien des messageries maritimes ; il reçoit sa nomination d'enseigne de 1e classe.

Au cours d'un congé de convalescence de six mois, Pierre Goybet fait les marches d'hiver de 1912 avec le 30e bataillon de chasseurs alpins commandé par son père. De mai 1912 à juillet 1914, il est embarqué sur le Marceau, bateau-école des torpilles, d'abord comme chef de service (Électricité et Cie de débarquement) puis comme élève-torpilleur. Il attendait au dépôt le commandement en second de la Circé, lorsque la guerre éclate, ce qui maintient à leur poste les officiers en second.

Le Vinh Long est armé à la mobilisation. Pierre Goybet y embarque comme chef de service (manœuvres, cartes, montres, compas) et participe au transport de mines de Bizerte à Corfo, par Malte. Revenu à Toulon, le Vinh-Long se prépare à un nouveau voyage, lorsqu'on demande des officiers de Marine pour organiser la défense de Paris. Goybet s'y rend comme volontaire.

De septembre 1914 à janvier 1917, il sert au front d'abord comme second puis comme commandant de pièces de Marine, dans la forêt de Champenoux, au bois des railleuses à Barthélémont, à Thionville, à Mourmelon-le-Petit, à Hagenbach, enfin à Verdun à la pièce du Bois Bourrut. Détaché au sous-secrétariat d'État aux inventions en 1918, il met au point les monogrammes des calculs de tir, dont il avait établi les premiers (système adopté par la suite en France et en Italie).

En 1917 à Corfou, il embarque sur la Lorraine. Nommé lieutenant de vaisseau sur le Voltaire, il est pris comme aide de camp par le commandant amiral Amet qui, nommé vice-amiral, puis haut-commissaire, le garde avec lui, à Constantinople (13 novembre 1918). Après un congé de convalescence, Pierre Goybet est nommé second du S.R. Marine, à Constantinople (1919-1921), puis chef du service de Renseignements maritimes à Port-Saïd jusqu'en décembre 1921. Après quelques mois à Toulon, il obtient un congé d'études en Égypte et à Oxford qui lui vaut le Bt d'interprète d’anglais.

Rentré à Toulon, Pierre Goybet est affecté au laboratoire du centre d'études (mai 1923 — octobre 1925). Il est ensuite nommé au commandement de l'aviso Les Eparges, attaché à ce centre, qu'il conserve deux ans. Il y reçoit le grade de capitaine de corvette le 15 janvier 1927. Il est nommé d'office professeur du cours des torpilles à l'école des élèves officiers. Il est commandant de cette école d'octobre 1927 à octobre 1929. Il embarque en octobre 1929 sur le contre torpilleur le Chacal comme commandant en second. Le 13 janvier 1931, il part en croisière pour l'Afrique du Sud avec le Tigre et le Primauguet. Amiral Morris. Le 7 mars 1931, il est nommé capitaine de frégate. Le 21 avril, il est nommé second du Primauguet. En mai 1932, il est nommé second du Jules Verne.

Le 20 juillet 1933, il est nommé commandant de la Ville d'Ys, aviso escorteur qui commande la flottille de Terre-Neuve, Groenland, Canada, Labrador. Important au niveau diplomatique. Il est fait lieutenant-colonel honoraire du célèbre Royal 22e régiment canadien en septembre 1935. Rentré le 1er novembre 1935. Il est nommé le 20 juillet 1936 président l'ESN de Toulon. Capitaine de vaisseau le 3 février 1938. En 1934-1935, Pierre Goybet faisait de la surveillance côtière auprès des Terre-neuvas, avec son aviso escorteur la Ville D’Ys. Il avait de fréquents rapports avec Canadiens et Américains. En septembre 1935, le capitaine de frégate Pierre Goybet est fait lieutenant-colonel honoraire du célèbre Royal 22e Régiment canadien.

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