Ponta Victor

Publié le par Roger Cousin

Victor Viorel Ponta, né le 20 septembre 1972 à Bucarest, est un homme politique roumain, président du Parti social-démocrate (PSD), depuis 2010, et Premier ministre, depuis mai 2012.

 

Ponta Victor

Victor Ponta est diplômé en droit de l'université de Bucarest. Il travaille comme procureur à partir de 1995. En 1998, il rejoint la Cour suprême de justice, dans la section anticorruption, poursuites pénales et criminelles. Le Premier ministre, Adrian Năstase, le promeut chef du département anticorruption du gouvernement en 2001. En 2003, Ponta soutient une thèse sur la Cour pénale internationale sous la direction de Năstase. En mars 2004, Ponta rentre au gouvernement Năstase en tant que Ministre délégué au Financement international et à l'Acquis communautaire. Il se présente aussi aux élections législatives dans le Județ de Gorj sous l'étiquette du Parti social-démocrate et est élu. Il est réélu à la Chambre des députés en 2008.

En 2010, Ponta brigue la présidence du PSD face au président sortant Mircea Geoană et l'emporte. Ponta met sur place une coalition politique, l'Union sociale-libérale (USL), en 2011, unissant le PSD au Parti national libéral (PNL) et au Parti conservateur (PC), issus du centre-droit. Le 27 avril 2012, le gouvernement de centre-droit de Mihai Răzvan Ungureanu est renversé par une motion de censure et Ponta se voit chargé de former le nouveau cabinet. Il en annonce la composition le 1er mai. Le Parlement ratifie la nomination du nouveau gouvernement le 7 mai par 284 voix contre 924. En juin 2012, il est accusé d'avoir plagié dans sa thèse doctorale les travaux de différents spécialistes, portant sur le sujet de l'historique et du fonctionnement de la Cour pénale internationale. La thèse, soutenue en 2003, était encadrée par le Premier ministre Adrian Năstase.

Il entre en conflit ouvert avec le président Traian Băsescu dès juin 2012, tout d'abord en limogeant de nombreux hauts fonctionnaires proches de Băsescu, puis en s'affrontant avec le président pour savoir qui doit représenter le pays au Conseil européen des 28 et 29 juin. Le 3 juillet suivant, la coalition au pouvoir remplace les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, alliés du chef de l'État. Trois jours après, Ponta obtient la suspension du président Băsescu lors d'un vote du Parlement. Le référendum organisé le 29 juillet et devant confirmer ou non la destitution du président n'est pas validé en raison d'une participation insuffisante. En conséquence, le 28 août suivant, Traian Băsescu retrouve ses fonctions à la tête de l'État. Après la très large victoire de l'Union sociale-libérale aux élections législatives du 9 décembre 2012, qui remporte 58,6 % des voix et 273 sièges sur 412 à la Chambre des députés, 60,1 % des voix et 122 sièges sur 176 au Sénat, Ponta est chargé, le 17 décembre, de former le nouveau gouvernement par le chef de l'État.

Devant le Parlement, il affirme sa volonté de trouver un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI), même s'il se dit en désaccord avec certaines préconisations du FMI, de la Commission européenne ou de la Banque centrale européenne, après quoi son gouvernement obtient la confiance des parlementaires. En février 2014, le PNL quitte la coalition USL et le gouvernement Ponta se retrouve en minorité à la Chambre. Ponta réussit à reconstituer un gouvernement majoritaire à la Chambre dans une coalition nommée « Union sociale-démocrate » et composée de son PSD, du Parti conservateur et de l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie (UNPR). Cette coalition est de plus soutenue par le parti de la minorité magyare, l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) qui obtient deux postes de ministres dans le nouveau gouvernement.

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