Vandal Jacqueline

Publié le par Mémoires de Guerre

Linda Bastide (en français : Linda Bastide, également connue sous ses pseudonymes : Linda Vandal et Jacqueline Vandal ; 29 mars 1935, Fitou, France) est une actrice de cinéma, mannequin, écrivaine, poète et artiste française.

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Jacqueline Vandal

Jacqueline Vandal

Carrière

Jeunesse

Linda Bastide est née à Fitoux, une petite ville du sud où ses « ancêtres espagnols vivaient depuis 1697 »[4], dans une famille d'instituteurs. Après un bref passage comme institutrice à l'école municipale de Buis, dans le même département de l'Aude, elle arrive à Paris à 17 ans et s'installe à Montmartre. Linda Bastide étudie le théâtre à l'école d'art dramatique Solange Sicard (Simone Signoret et Robert Hossein furent également ses élèves). Parallèlement, son professeur lui donne un surnom qu'elle trouve amusant et qu'elle adopte rapidement pour ses débuts au cinéma. 

Actrice

Sa carrière cinématographique débute en 1953 avec le court métrage Le Chemin de l'étoile de Jean Mousselle, et l'année suivante, elle fait une brève apparition dans son long métrage Le Pain vivant. Parallèlement, elle travaille comme mannequin pour le couturier Jacques Esterel et pour le coiffeur Jacques Dessange, qui lui teint les cheveux de différentes couleurs. En 1958, elle tient un petit rôle dans le drame de Maurice Cloche, Prisons de femmes. Lors d'un cocktail chez l'éditeur, organisé à l'occasion de la remise du Prix des Muses à son recueil de poèmes À cloche-cœur, Linda Bastide est accueillie par le réalisateur italien Francesco Rosi qui l'invite à interpréter le rôle principal de son film I magliari (Les Ferrailleurs), aux côtés d'Alberto Sordi. L'année suivante, le réalisateur grec Kostas Karagiannis lui confie le rôle féminin principal du drame To nisi tis agapis (L'Île d'amour).

De retour de Grèce, elle reçoit l'offre de la réalisatrice provinciale inconnue Pola Delsol pour incarner le personnage principal de Jacqueline dans son film À la dérive. Delsol lui donne le nom de son héroïne au générique, un nom plus simple selon la réalisatrice, avec lequel Linda Bastide continuera d'incarner ses cinq films suivants. « Drift » ne sort qu'en 1964 et reçoit le Prix du Cinéma-Club la même année au Festival de Cannes. Linda Bastide attire l'attention des critiques et apparaît souvent en quatrième de couverture de magazines destinés aux jeunes beautés du cinéma. Le tournage en 1964 de la comédie policière Ces dames s’en mêlent avec Eddie Constantine, qui, selon le magazine L'Hebdo, fut « un véritable enfer », contribue à son départ du cinéma : « J'écrivais de plus en plus ». Elle déclare ne plus vouloir jouer avec celui qui se prend pour Lemmy Caution : « On était là pour le décor » autour d'Eddie Constantine. Et après 1967, elle abandonne définitivement le métier d'actrice.

Créativité littéraire

Linda Bastide, dont les parents lui ont appris à lire et à écrire dès l'âge de 4 ans, s'est ensuite nourrie de tout ce qui lui tombait sous la main. Au lycée, elle remplissait 150 pages de son cahier rouge de ses propres poèmes, et pendant ses années d'actrice, elle avait toujours un cahier et un stylo dans son sac. En 1953, Linda Bastide publie son premier recueil de poésie, À cloche-cœur, composé de poèmes de son cahier rouge d'enfance. En 1958, après la réédition de ce recueil, elle reçoit le Prix des Muses, dont le jury est élu parmi des stars du théâtre et du cinéma, telles que Nadine de Rothschild, Mylène Demongeot, Dominique Page, Michèle Bardollet, Nicole Berger. En 1963, pour son poème Le Montmartre, elle reçoit le prix Jean Cocteau, créé par le poète peu avant sa mort. Après avoir quitté le cinéma, elle écrit des paroles de chansons, dont l'une est mise en musique par Francis Le. Sur la recommandation de Jacques Prévert, près de chez elle à Montmartre, elle envoie le manuscrit de son œuvre en prose à l'éditeur Guy Authier et publie en 1973 son premier roman, L'Insolence du lundi.

Membre du PEN Club français et de la Charte des auteurs, Linda Bastide est actuellement l'auteure de 5 romans et de 14 recueils de poésie, dont 2 ont été traduits en anglais, 2 en espagnol, 1 en italien, 3 en occitan et 7 en roumain. Elle a reçu 10 prix littéraires français et 6 prix internationaux, dont l'un des plus prestigieux, le Prix Richelieu International, créé au Canada et décerné chaque année depuis 15 ans à des œuvres poétiques de langue française. Tout en continuant à écrire, elle collabore avec des poètes francophones du monde entier pour alimenter deux pages de la rubrique Poésie, confiée par Midani M'Barki, fondatrice et directrice du journal Paris-Montmartre, et crée sa propre petite maison d'édition, Poètes à vos plumes. Elle travaille également comme correspondante de presse pour le site Les Bavards du Net.

Autres aspects de la créativité

Outre sa passion pour l'écriture, Linda Bastide est passionnée de peinture. Ses aquarelles ont été exposées en France, en Tunisie et en Roumanie. Se remémorant l'époque où elle était une vedette éphémère du cinéma français, Linda Bastide confie : « … cela me paraît presque irréel »[8], mais elle ne manque pas l'occasion de faire découvrir aux nouvelles générations de spectateurs, en France et à l'étranger, l'œuvre de Pola Delsol, qu'elle apprécie beaucoup. En 2012, Linda Bastide était l'invitée d'honneur du Festival de Logroño (Espagne), où la Médiathèque Rafael Azcona, dans le cadre du programme « Tres mujeres y el amor », a projeté pour la première fois en Espagne un film avec Linda Bastide, entre « Le Mépris » de Godard avec Brigitte Bardot et « Les Parapluies de Cherbourg » avec Catherine Deneuve. En 2013, invitée par Clint Eastwood, elle présente « Drift » au Carmel Art and Film Festival de Carmel-by-the-Sea, en Californie. En 2015, elle est de nouveau invitée en Espagne pour présenter « Drift » au festival du film qui se tient au Luis Buñuel Center de Calanda. La même année, elle se rend aux États-Unis avec le film pour le New York City Green Festival.

Poésie de Linda Bastid en russe

La poésie de Linda Bastid s'est fait connaître en Russie grâce à la poétesse roumaine Elisabeta Bogățan. En 2011, elle découvre un concours de traduction de poésie organisé en Russie dans le cadre du Rubicon Festival et envoie à son amie et poétesse russe Svetlana Tragotskaya, membre du jury, sa traduction en russe de deux poèmes de Linda Bastid : « Valse » et « Mezzo-voce ». À l'issue du concours, les traductions de ces poèmes par Alla Kochubey ont remporté le Grand Prix, tandis que celles de Galina Shestakova (mezzo-soprano) et de Svetlana Tragotskaya (valse) ont respectivement remporté les 2e et 3e places. Grâce à Internet, Linda Bastide reçoit un diplôme du Festival Rubicon et un diplôme pour sa participation au concours-festival de poésie « Monde sans frontières ». Elle n'a pas osé se rendre dans ces villes, pourtant lointaines pour elle, mais est très fière d'être devenue « la première poétesse française à recevoir un prix russe ».

Les traductions en russe du recueil de poésie de Linda Bastide, Le fil du miroir, ont été réalisées par la poétesse russe Tatiana Vorontsova, le poète roumain Leo Butnaru et le poète polonais Bogdan Saczkowski. En 2014, l'artiste biélorusse Larisa Nuri, installée en France depuis de nombreuses années, a traduit en russe le recueil Treize pas sur les pavés bleus de Montmartre de Linda Bastid et l'a illustré avec des fragments de ses peintures[5]. En janvier 2015, Linda Bastid et Larisa Nuri ont organisé leur stand lors de la 6e édition des Journées du livre russe à la Mairie du 5e arrondissement de Paris. En octobre 2015, Linda Bastid a été invitée à exposer et à dédicacer le recueil au Salon annuel du livre russe au Centre culturel et scientifique de Russie à Paris. Cette édition bilingue français-russe a connu un tel succès qu'il n'en est resté que quelques exemplaires de ce livre d'art de collection.

Filmographie

  • 1955 : Le Pain vivant de Jean Mousselle (créditée Jacqueline Vandel)
  • 1955 : Le Chemin de l'étoile, court métrage de Jean Mousselle (créditée Jacqueline Vandel)
  • 1959 : Profession Magliari de Francesco Rosi
  • 1960 : To nisi tis agapis de Kostas Karagiannis
  • 1964 : La Dérive de Paula Delsol
  • 1964 : Les Pieds nickelés de Jean-Claude Chambon
  • 1965 : Ces dames s'en mêlent de Raoul André
  • 1968 : Trois filles vers le soleil de Roger Fellous

Publications

Romans
  • L'Insolence du lundi, préface de René Fallet, Guy Authier, 1975
  • Chelsea Hôtel, Julien..., Guy Authier 1977
  • Le Journal immobile d'Éléonore, L'Harmattan, 2005
  • Le Côté d'où vient la nuit, L'Harmattan, 2006
Poésie
  • À Cloche cœur, Grassin, 1995
  • Ma mille vendange, Grassin, 1996
  • L'Homme nu, Nouvelle Pléiade, 1996
  • Île-Montagne de la Clape, vigneron souviens-toi des marins, Recherches graphiques, 2002
  • Plumes, Les 3 Orangers, 2003
  • Montmartre raconté par 36 poètes d’aujourd’hui, préface de Lucien Israël, PAVP, 2004
  • Une plume verte qui courait dans l’herbe, Les 3 Orangers, 2005
  • Narbonne ou les Jardins d'Antoine, PAVP, 2008
  • Fétu de paille, l'épouvantail épouvanté, La Pierre Milliaire, 2009
  • Le Fil du miroir, La Pierre Milliaire, 2011

Article Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Vandal

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