Alfa Michèle

Publié le par Mémoires de Guerre

Joséphine Blanche Alfreda Bassignot, dite Michèle Alfa, née le 20 août 1911 à Gujan-Mestras (France) et morte le 24 août 1987 au Vésinet (France), est une actrice française. 

Alfa Michèle

Jeunesse

Michèle Alfa fut l'une des vedettes les plus adulées de l'Occupation. Assistant à 15 ans, au théâtre du Gymnase à Paris, à une représentation de Félix d'Henri Bernstein jouée par la très populaire Gaby Morlay, elle a la révélation de sa vocation de comédienne. Après une tentative de suicide parce qu'on lui a refusé l'autorisation d'entrer au Conservatoire, elle suit finalement avec sagesse et application les cours de Raymond Rouleau et, à 20 ans, débute une tournée théâtrale en France dans : L'Héritière, adaptation française de Louis Ducreux d'après Henry James, Mademoiselle de Panama de Marcel Achard, La Machine à écrire de Jean Cocteau, Je vivrai un grand amour de Steve Passeur, Huis clos de Jean-Paul Sartre ...

Seconde Guerre mondiale

Sous l'Occupation, elle est la maîtresse de Bernhardt Rademecker, neveu de Goebbels nommé à la Propagandastaffel, qu'elle a connu avant guerre alors qu'il était trompettiste de jazz à Pigalle. Il protègera des artistes juifs tels le comédien Henry Murray, père d'Anouk Aimée. Parallèlement, elle aborde au cinéma, tant la comédie que le drame. Son visage étrange parfois triste, sa blonde chevelure et un talent affirmé font d'elle une comédienne très appréciée du public. Mariée à Paul Meurisse de 1942 à 1946, elle épousera en juillet 1959 Philippe Plouvier, administrateur de sociétés.

Après guerre

Après la Libération, en 1944, la plupart des réalisateurs et professionnels du cinéma ne lui pardonnèrent pas sa relation avec Rademecker pendant l'occupation. Entre 1947 et 1952, elle tournera dans cinq films, mais de moindres qualités que ceux d'avant 1944. Lassée de la haine d'un grand nombre de professionnels du cinéma envers elle, elle renoncera au cinéma, en 1952. Elle participera à quelques pièces de théâtre jusqu'en 1965, date ou elle se retirera définitivement du monde du spectacle. Pour tenter de relancer sa carrière elle participe, le 22 décembre 1963, à une émission de télévision au cours de laquelle elle déclare adopter une enfant de la DDAS. Pendant 15 jours, Michele Alfa joue le rôle de maman devant les caméras mais dès la fin des vacances, le couple met la jeune fille en pension et elle n'entendra plus jamais parler d'eux. En 1968, comme Mireille Balin, elle acceptera l'aide de l'association La roue tourne, de Paul Azaïs et Janalla Jarnach, qui aidait les artistes et comédiens en difficultés. 

Alfa Michèle

Filmographie

Longs-métrages

Courts-métrages

  • 1933 : Le Témoin de Pierre de Cuvier
  • 1936 : Vie à crédit de Pierre Boyer

Doublage

  • 1933 : Nagana : Comtesse Sandra Lubeska (Tala Birell)

Théâtre

  • 1939 : Nous ne sommes pas mariés de Michel Duran, Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 1941 : La Machine à écrire de Jean Cocteau, mise en scène Jean Cocteau, Théâtre Hébertot
  • 1942 : Mademoiselle de Panama de Marcel Achard, mise en scène Marcel Herrand, Théâtre des Mathurins
  • 1943 : À la gloire d'Antoine de Sacha Guitry, Théâtre Antoine
  • 1944 : Andromaque de Racine, mise en scène Jean Marais, Théâtre Édouard VII, Hermione
  • 1946 : Huis clos de Jean-Paul Sartre, mise en scène Michel Vitold, Théâtre de la Potinière
  • 1947 : Je vivrai un grand amour de Steve Passeur, Théâtre des Mathurins
  • 1950 : Le Bal du Lieutenant Helt de Gabriel Arout, mise en scène Marcel Herrand, Théâtre des Mathurins
  • 1953 : Médée de Jean Anouilh, mise en scène André Barsacq, Théâtre de l'Atelier
  • 1953 : La Machine à écrire, pièce radiophonique d' Henri Soubeyran d'après la pièce de théâtre de Jean Cocteau : Margot
  • 1956 : Les Français à Moscou de Pol Quentin, mise en scène Jacques Charon, Théâtre des Célestins
  • 1965 : Port-Royal d'Henry de Montherlant, mise en scène Jean Marchat, Festival d'Angers

Publié dans Acteurs et Actrices

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