Coulon Pierre Guy

Publié le par Rodney42

Coulon Pierre GuyAîné d'une famille de six enfants, Pierre Coulon, après ses études à Paris, s'installe dans l'Allier, en 1934. Mobilisé en 1939, il est décoré de la Croix de guerre pour son action durant les combats. A la fin des hostilités, Pierre Coulon retrouve ses activités à la tête de la Société bourbonnaise des applications du fil métallique, à Casset, qu'il dirige depuis 1936.

L'estime dans laquelle le tiennent ses collègues chefs d'entreprise le porte à la présidence du Syndicat patronal de la métallurgie de l'arrondissement de Vichy dès 1943. Intéressé par les questions sociales, il crée, en juin 1944, un service médico-social interprofessionnel qui fonctionne dans toutes les branches d'activité de l'arrondissement de Vichy.

Dans ce même esprit, il institue pour son personnel en 1942, la participation aux résultats d'exploitation de l'entreprise. Nommé Conseiller de l'enseignement technique en 1947, Pierre Coulon est élu, la même année, conseiller municipal de Vichy dont il devient maire en août 1950. Tête de liste du Rassemblement du peuple français aux élections législatives du 17 juin 1951, il est élu député de l'Allier par 28 981 voix sur 180 003 suffrages exprimés, les quatre autres sièges à pourvoir étant enlevés par le Parti communiste pour deux d'entre eux, la S.F.I.O. et les radicaux. Membre du groupe parlementaire R.P.F. au début de la législature, il le quitte le 11 juillet 1952 avec vingt-cinq de ses collègues. Quelques jours plus tard, les dissidents constituent le groupe d'action républicaine et sociale.

Pierre Coulon fait partie de la Commission des moyens de communication et du tourisme, dont il est nommé secrétaire en 1953, de la Commission de la production industrielle, de la Commission du travail et de la Sécurité sociale et de la Commission de l'intérieur. Le 3 février 1953, il est désigné par l'Assemblée pour la représenter au sein du Conseil supérieur de la sécurité sociale.

En 1955, il dépose deux propositions de loi, l'une relative au contrat de travail des représentants de commerce, l'autre au code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. Il vote pour les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), contre la ratification du traité instituant la Communauté charbon-acier (13 décembre). Favorable à l'investiture d'Antoine Pinay (6 mars 1952) puis à celle de Joseph Laniel (26 juin 1953), il se prononce pour le cessez-le-feu en Indochine (9 mars 1954) et soutient le gouvernement jusqu'à sa chute (12 juin). Pierre Coulon vote l'investiture de Pierre Mendès France (17 juin) et approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet).

Il s'oppose au projet de Communauté européenne de défense en votant la question préalable qui équivaut à son rejet (30 août). Il vote pour la ratification des accords de Londres sur la fin de l'occupation de l'Allemagne (12 octobre), mais s'abstient volontairement lors du vote sur les accords de Paris qui autorisent l'entrée de l'Allemagne dans l'O.T.A.N. (29 décembre). Après avoir refusé la confiance à Pierre Mendès France sur l'Algérie (4 février 1955, chute du cabinet), il soutient Edgar Faure jusqu'à sa chute sur le mode de scrutin et la date des élections (29 novembre). Aux élections anticipées du 2 janvier 1956, Pierre Coulon conduit la liste de coalition républicaine, présentée par le Centre national des Indépendants et paysans et par le M.R.P. qui avait conclu un apparentement avec la liste radicale. Il est réélu avec 33 481 voix sur 191 803 suffrages exprimés.

Sa liste obtenant 16,4 % des suffrages, les quatre autres sièges reviennent aux communistes qui conservent leurs deux sièges, à la S.F.I.O. et aux poujadistes. Dans la nouvelle Assemblée, Pierre Coulon s'inscrit au groupe des Indépendants et paysans d'action sociale. Il est reconduit dans la Commission des moyens de communication, dont il est élu secrétaire en 1957, et fait également partie de la Commission de la presse et de la Commission de comptabilité, dont il est vice-président en 1956 et 1957.

Il est élu représentant de la France à l'Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (23 février et 26 juin 1956, 3 juillet 1957), puis à l'Assemblée unique des Communautés européennes (13 mars 1958). Au cours de la dernière législature de la IVe République, Pierre Coulon s'abstient lors de l'investiture de Guy Mollet (31 janvier 1956), vote contre les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars), pour la confiance au moment de l'affaire de Suez (25 octobre).

Il se prononce en faveur de la ratification des traités instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom (9 juillet 1957) et s'oppose à tous les projets relatifs aux institutions de l'Algérie présentés par les gouvernements Bourgès-Maunoury ou Félix Gaillard (septembre 1957 - janvier 1958). Pierre Coulon refuse sa confiance à Pierre Pflimlin (13 mai 1958), vote contre la déclaration de l'état d'urgence (16 mai), pour la confiance au général de Gaulle, les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (1er et 2 juin).

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article