Davoust Albert Constant
Albert Davoust est né le 26 novembre 6, à Saint-Léger dans le département de la Mayenne d'une famille d'origine paysanne. Artisan-pâtissier, membre du Bureau syndical la pâtisserie à Bordeaux,
délégué départemental à la propagande de l'UDCA, Albert Davoust se présente, le 2 janvier 1956, aux élections pour la troisième législature de la IVème République, dans la deuxième
circonscription du département de la Gironde, à tête de la liste poujadiste. A la suite d'une campagne sur le thème " Sortez les sortants " et la nécessité de convoquer des Etats généraux, la
liste d'Union et de fraternité française obtient 26 100 voix sur 167 986 suffrages exprimés. Albert Davoust est donc député, et nommé membre des commissions de la justice et de la législation. Au
cours de la législature, il dépose plusieurs propositions de résolution et deux propositions de loi : l'une, le 7 mars 1956, tendant à la suppression des taxes frappant le vin, l'autre le 13
décembre 1957, tendant à maintenir le budget spécial de la chasse. Au nom du groupe de l'Union et de fraternité française, intervient à plusieurs reprises lors des débats qui concernent
l'agriculture.
C'est ainsi le 15 mars 1956, lors des interpellations relatives à la politique du gouvernement, il demande la suppression de la taxe vinique, et la liberté du marché du vin pour l'assainir dans
le sens de la qualité ; le 3 décembre 5, lors de la discussion du projet de loi de finances, Albert Davoust dénonce l'insuffisance des crédits destinés à l'agriculture et propose, pour limiter
l'exode rural, que l'Etat favorise l'implantation des petites industries dans les campagnes par la décentralisation et la décongestion des grandes villes. Il attend, en outre, du pouvoir central
l'amnistie des pénalités infligées aux paysans qui n'ont pas payé leurs charges sociales et des aides pour la remise en état du vignoble. Quelques jours plus tard, le 10 décembre, il dénonce à
nouveau "La politique systématiquement antipaysanne de Ramadier" et le dirigisme des gouvernements de la IVe République comme responsable de la cherté des matériels agricoles. Le 18 septembre
1957, reprenant les mêmes arguments, il réclame tout à la fois plus de liberté pour les agriculteurs et le maintien des prix agricoles. La diminution de la population agricole est, selon lui,
sciemment souhaitée par le gouvernement pour alimenter en main d'œuvre bon marché l'industrie qui doit produire moins cher dans le nouveau cadre de la CEE. Le 11 juillet 1957, Albert Davoust
dépose un amendement à la proposition de loi relative aux élections des chambres départementales d'agriculture tendant à exclure de toute représentation les employés des organismes et
organisations professionnelles sous le prétexte qu'ils sont des " para-fonctionnaires ".
Le 29 janvier 1958, Albert Davoust soutient publiquement l'amendement de Robert Hersant au projet de loi relatif à la police de la circulation qui tend à évaluer les dépassements à la vitesse
autorisée des véhicules à moteur, à l'aide d'instruments de mesure, amendement adopté malgré les réserves du gouvernement. Le 12 février 1958, lors de la discussion des conclusions d'un rapport
relatif à la révision constitutionnelle, il dépose au nom du groupe UFF une motion préjudicielle tendant à surseoir à la discussion jusqu'à ce qu'un débat ait lieu sur la réforme fiscale qui est
repoussée par 376 voix contre 44. Albert Davoust vote l'investiture du gouvernement du général de Gaulle, le 1er juin 1958, les pleins pouvoirs et la réforme de l'article 90 de la Constitution le
2 juin.