Guareschi Giovannino
Giovannino Guareschi, né le 1er mai 1908 dans le hameau de Fontanelle dans la commune de Roccabianca de la province de
Parme, en Émilie-Romagne et mort à Cervia, près de Ravenne, le 22 juillet 1968, était un journaliste et romancier italien. Il commence sa carrière comme journaliste, puis comme rédacteur d'abord
à l'hebdomadaire satirique Bertoldo puis à l'hebdomadaire humoristique Candido qu'il a fondé avec Mosca. Après la création du personnage de Don Camillo, en 1948, il devient l'un des auteurs les
plus lus dans le monde.
Giovannino Guareschi résume ainsi sa biographie : « Ma vie a commencé en 1908 et depuis, par la force des choses, elle a continué. » Le 20 juillet 1968, une crise cardiaque met un terme à la
carrière bien remplie de Giovanni Guareschi, écrivain célèbre, après avoir été successivement étudiant en droit, portier, caricaturiste, professeur de mandoline, déporté en Pologne par les
Allemands après l'armistice italien (8 septembre 1943), et journaliste.
« Derrière le petit monde de Don Camillo, déclare Guareschi, il y a ma maison, Parme, la plaine émilienne, le long du Pô, où la passion politique s'exaspère, mais où le peuple pourtant demeure
séduisant, généreux, hospitalier et plein d'humour. » De simples personnages du terroir italien, sortis du cœur de Guareschi, vont très vite acquérir une dimension universelle. Les démêlés de Don
Camillo, le curé non-conformiste, et de Peppone, le maire communiste, sont traduits dans plusieurs langues.
Il réalise également la seconde partie d'un film de montage documentaire, « La Rabbia », dont la première partie est de Pasolini. En effet le producteur Gastone Ferranti trouvait le film de
Pasolini trop marqué à gauche et a eu l'idée de faire réaliser par Guareschi une réponse de droite. Pasolini est peu enchanté mais se fait à l'idée jusqu'à ce qu'il visionne la partie de
Guareschi ; la jugeant raciste, colonialiste, anticommuniste et négationniste (il estimait que le procès de Nuremberg y était décrit comme une vengeance), il souhaita retirer sa signature pour en
empêcher la diffusion. En 1938, son nom apparait dans une liste d'intellectuels et personnalités qui ont manifestent publiquement leur soutien aux lois raciales fascistes. Il n'est pas certain
qu'il ait donné son accord à cette publication et la question reste controversée.