Ney Jean-Bernard
Jean-Bernard Ney est né le 6 septembre 1921 à Bettembourg au Luxembourg. Ne supportant pas l'idée de l'occupation allemande, Jean-Bernard Ney, alors qu'il n'a que 18 ans,
prépare et mène à bien l'évasion au Luxembourg et en Allemagne de plusieurs prisonniers français et belges. Suspectés par les Allemands, il est arrêté mais réussit à s'évader, le 2 mai 1941, de
Trèves.
Il parvient à gagner le Luxembourg puis la France qu'il traverse quand il est de nouveau arrêté par la garde mobile, le 18 mai 1941, au moment où il s'apprête à franchir la frontière des
Pyrénées. Conduit à la prison de Perpignan, il s'en évade le jour même.
Ayant franchi les Pyrénées, Jean-Bernard Ney est de nouveau arrêté et passe trois mois dans les geôles espagnoles avant de pouvoir gagner Gibraltar puis l'Angleterre où il cherche à s'engager
dans les Forces Françaises Libres. Bien qu'étranger, il parvient à se faire incorporer dans les Forces Aériennes Françaises Libres en qualité de soldat de 2e classe, le 6 février 1942.
Admis à suivre l'entraînement de navigateur, il rejoint le Groupe de Bombardement "Lorraine" (le 342 Squadron de la RAF) en mai 1944. Se révélant excellent navigateur bombardier, il prend part à
76 missions de bombardement comportant plusieurs patrouilles de nuit particulièrement difficiles.
Le 6 juin 1944, il effectue une mission de protection par émission d'écran de fumée au-dessus des côtes de Normandie afin de masquer le débarquement. Comme navigateur-guide, il réussit
brillamment plusieurs bombardements, notamment les 22 juillet et 28 août 1944, lors de l'attaque des troupes allemandes en retraite sur le front de l'ouest.
En février 1945, le sous-lieutenant Ney est blessé lors d'un atterrissage difficile, après que son avion a été durement touché par la DCA ennemie. A peine rétabli, il se porte volontaire pour
d'autres missions et participe à l'offensive victorieuse qui aboutit au franchissement du Rhin et à la défaite allemande.
Démobilisé, Jean-Bernard Ney devient fermier, spécialisé dans l'élevage de porcs, au Congo belge. En 1958, de retour en France, il s'installe comme agriculteur en Dordogne. Jean-Bernard Ney est
décédé le 31 août 2003 à Cadaujac en Gironde.
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/723.html