Sauvajon Charles Noël

Publié le par Mémoires de Guerre

Charles Sauvajon est issu d’une vieille famille drômoise présente à Valence depuis 1840. Son père est représentant de commerce. 

Sauvajon Charles Noël

La scolarité de Charles Sauvajon le mène jusqu’au lycée Émile Loubet, à Valence. Il devient agent commercial, tout en s’engageant dans l’Action Catholique de la Jeunesse Française (ACJF), de 1926 à 1936. Il montre alors un sens certain des responsabilités puisqu’il devient président diocésain de l’ACJF, tout en étant délégué au niveau national. Cette expérience lui permet de créer, à la Libération, la fédération MRP de la Drôme dont il assure le secrétariat durant vingt ans, dans le sillage de l’une des étoiles montantes de la démocratie chrétienne, Maurice-René Simonnet, dont il devient un proche. Charles Sauvajon est un député issu des apparentements. Bien que le MRP perde 15 000 voix dans la Drôme entre 1946 et 1951, il réussit à passer d’un à deux sièges, conduisant ainsi ce journaliste démocrate-chrétien au Palais Bourbon, en compagnie du précité, Maurice-René Simonnet. A l’issue de la deuxième législature, il ne réussit pas à conserver son siège, car les apparentements ne jouent pas, et le MRP décline dans ce département face à la vague poujadiste.

Bien que né sur l’autre rive du Rhône, en Ardèche, Charles Sauvajon entretient un lien fort avec le département qui l’a élu en 1951, lien qui dépasse largement une carrière parlementaire modeste. Certes, le député démocrate-chrétien de la Drôme appartient à quatre commissions, mais il n’y siège que durant des périodes réduites. Il est membre de la commission de la famille, de la population et de la santé publique de 1951 à 1952, puis de 1954 à 1955. Il appartient à la commission de la presse, de 1951 à 1952 et de 1953 à 1954. Il rejoint celle de l’intérieur, quelques mois durant, de 1952 à 1953. Enfin, il appartient à la commission des moyens de communication et du tourisme, de 1954 à 1955. Il n’intervient pas en séance et ne dépose que deux textes - une proposition de loi et une proposition de résolution -, tous deux relatifs à la Drôme : le premier concerne l’application de la législation en vigueur en Champagne interdisant la fabrication des vins mousseux à appellation d’origine contrôlée (23 octobre 1953), notamment de la Clairette de Die, le deuxième, l’indemnisation des victimes de la tornade du 9 décembre 1954 dans le Sud-est (11 décembre 1954).

La Libération introduit également une rupture professionnelle dans la vie de ce père de cinq enfants ; il commence alors une longue carrière de journaliste pour Le Réveil (de Grenoble), dont il dirige l’agence Drôme-Ardèche. Excellent connaisseur de la Drôme, il s’investit dans la promotion touristique de son département - il s’engage dans la politique de sauvegarde de la belle abbaye de Léoncel -, devenant in fine vice-président national de la fédération des Unions des syndicats d’initiative, ce qui prolonge son engagement dans la commission des moyens de communication et du tourisme. En 1957, il devient chargé de mission auprès de son ancien colistier, Maurice-René Simonnet, devenu ministre de la marine dans le cabinet de Félix Gaillard. Il assume également d’autres responsabilités au premier rang desquelles un mandat de maire-adjoint de Valence de 1947 à 1959. Il meurt à Valence le 16 février 1993.

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