Tulsi Gabbard

Publié le par Mémoires de Guerre

Tulsi Gabbard, née le 12 avril 1981 à Leloaloa (Samoa américaines), est une femme politique américaine, membre du Parti démocrate et représentante du deuxième district d'Hawaï à la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2013. Elle est candidate à l'élection présidentielle de 2020, dans le cadre des primaires du Parti démocrate. 

Tulsi Gabbard
Tulsi Gabbard
Tulsi Gabbard

Jeunesse

Tulsi Gabbard naît à Leloaloa, aux Samoa américaines, et grandit à Hawaï. Elle est la fille de Mike et Carol Gabbard ; son père est un sénateur d'État catholique et sa mère est une membre du conseil de l'éducation d'Hawaï hindoue. Tulsi Gabbard se convertit à l'hindouisme durant son adolescence. En 2002, Gabbard est élue à la Chambre des représentants de l'État pour un mandat. Alors âgée de 21 ans, elle devient la plus jeune parlementaire d'Hawaï. Elle rejoint l'Army National Guard d'Hawaï en 2003. L'année suivante, elle sert douze mois en Irak dans une unité médicale. À son retour, elle travaille pour le sénateur démocrate Daniel Akaka. Elle est déployée au Koweït en 2008.

Carrière politique

Diplômée en commerce international de la Hawaii Pacific University en 2009, elle est élue au conseil municipal d'Honolulu en 2010, où elle représente le 6e district. En 2011, lorsque la représentante Mazie Hirono choisit de se présenter au Sénat, Gabbard annonce sa candidature à la Chambre des représentants des États-Unis dans le deuxième district d'Hawaï pour lui succéder. Si elle est conservatrice au début de sa carrière politique, s'opposant à l'avortement, au mariage homosexuel et à ce qu'elle appelle les « extrémistes homosexuels », elle dit avoir changé d'avis sur ces questions après avoir servi dans des pays oppressifs. 

Quelques mois avant les primaires démocrates, elle est donnée perdante face au maire d'Honolulu, Mufi Hannemann. Elle remporte cependant la primaire avec 55 % des voix contre 34 % pour Hannemann. Désormais grande favorite pour l'élection générale, elle démissionne de son mandat de conseillère municipale. Le 6 novembre 2012, elle est élue représentante avec plus de 80 % des suffrages. Elle est la première personne de confession hindoue et la première femme samoanne élue au Congrès des États-Unis.

Elle est réélue en novembre 2014 avec près de 79 % des voix face à Kawika Crowley, son adversaire de 2012. Lors des primaires démocrates de 2016 pour la présidence de l'Union, elle quitte la vice-présidence du Comité national démocrate pour soutenir Bernie Sanders, notamment pour ses positions en matière de politique étrangère. Elle est réélue en novembre 2016 pour un troisième mandat, battant son adversaire, Angela Kaaihue, par 140 000 voix (81,2 % contre 18,8 %).

Après l'élection de Donald Trump, elle rencontre le président élu dans sa Trump Tower de New York. Elle est considérée comme une potentielle membre de son cabinet. Bien que démocrate progressiste, elle se rapproche sur certains points de Trump : elle critique notamment Barack Obama qui refuse de parler d'« islam radical » et vote pour une loi républicaine augmentant les contrôles sur les réfugiés en provenance d'Irak et de Syrie. Pressentie pour devenir ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, le poste est finalement proposé à la gouverneure Nikki Haley.

Promouvant un désengagement américain dans la guerre civile syrienne et la fin des livraisons d'armes aux groupes rebelles, elle rencontre en janvier 2017 Bachar el-Assad Elle suscite des critiques en refusant de condamner les crimes de ce dernier. Elle met également en doute la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique de Khan Cheikhoun et l'attaque chimique de Douma.

Le 11 janvier 2019, elle annonce qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle de 2020, dans le cadre des primaires du Parti démocrate. À cette occasion, des experts observent sur différents réseaux sociaux et médias basés à Moscou ce qu'ils pensent être une campagne de propagande russe en soutien à la candidate. Hillary Clinton l'accuse d'être appuyée par les Républicains, à la satisfaction des Russes, ce à quoi Tulsi Gabbard répond qu'Hillary Clinton mène une campagne visant à détruire sa réputation. 

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