Germain Hubert

Publié le par Mémoires de Guerre

Hubert Germain, né le 6 août 1920 à Paris, est un résistant et homme politique français. Fait compagnon de la Libération le 20 novembre 1944, il entame par la suite une carrière politique. À la mort de Daniel Cordier survenue le 20 novembre 2020, il est le dernier survivant des Compagnons de la Libération. 

Germain Hubert

Origine

Hubert Germain est le fils du général Maxime Germain.

Carrière

Engagement dans les Forces françaises libres

Hubert Germain s'illustre pendant la Seconde Guerre mondiale, en étant l'un des premiers engagés dans les Forces françaises libres et en participant en tant qu'aspirant notamment à la bataille de Bir Hakeim. Cité à l'ordre de l'armée pour avoir "montré de très belles qualité de chef" et avoir été "pour ses hommes, un exemple constant de calme et de courage", il est promu sous-lieutenant en septembre 1942. Il est fait compagnon de la Libération le 20 novembre 1944. Il poursuit sa carrière militaire, comme lieutenant dans les forces françaises d'occupation en Allemagne jusqu'en 1946.

Carrière civile et politique

De 1950 à 1952, il est cadre d'entreprise chez Cinzano. De 1953 à 1965, il est maire de Saint-Chéron (Seine-et-Oise, aujourd'hui Essonne). De 1960 à 1962, il est chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées et conseiller technique jusqu'au 10 juin 1968. En 1968, il est président de l'ONERA. Député de la quatorzième circonscription de Paris de 1962 à 1967, de 1968 à 1972 et en 1973. Secrétaire général (1969-1971) et président (1971-1973) de l'amicale parlementaire Présence et Action du gaullisme, dont il est l'un des fondateurs avec Pierre Messmer

Sa carrière politique est marquée par sa participation aux trois gouvernements Messmer du 6 juillet 1972 au 27 mai 1974, d'abord comme ministre des PTT, puis chargé des Relations avec le Parlement du 2 mars au 27 mai 1974. Il a également assuré l’intérim des PTT du 13 avril au 27 mai 1974, à la suite de la démission de Jean Royer, candidat aux élections présidentielles de 1974. Ensuite, il est président de la société française de télédistribution de 1975 à 1982. Franc-maçon, il a été initié à la Grande Loge de France en 1975. Il est membre fondateur de la loge « Pierre Brossolette, Compagnon de la Libération » et Grand-Maître d'honneur de la Grande Loge de France. Membre de la Juridiction du Suprême Conseil de France, il est 33e degré du Rite écossais ancien et accepté. 

Germain Hubert

Retraite

À partir de 2010, Hubert Germain est membre du Conseil de l'Ordre de la Libération. Il est pensionnaire de l'Institution nationale des Invalides (INI) à Paris. Le général d'armée Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'Armée de terre, lui rend visite le 31 juillet 2019, jour de sa prise de fonction. Lors des commémorations des 80 ans de l'appel du 18 Juin, le premier ministre britannique Boris Johnson annonce que les quatre derniers compagnons de la Libération, Edgard Tupët-Thomé, Daniel Cordier, Pierre Simonet et Hubert Germain, sont nommés membres honoraires de l'ordre de l'Empire britannique. La décoration est remise à Hubert Germain par Ed Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris, aux Invalides, le 2 juillet 2020. Il est le dernier survivant des Compagnons de la Libération depuis la mort de Daniel Cordier le 20 novembre 2020. À ce titre, il pourra choisir d'être inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien, où un caveau est réservé au dernier des Compagnons. 

Décorations

  • Grand-croix de la Légion d'honneur (décret du 31 décembre 2017).
  • Compagnon de la Libération (décret du 20 novembre 1944).
  • Croix de guerre 1939-1945.
  • Médaille de la Résistance française.
  • Ordre de l'Empire britannique à titre civil (2020).

Publié dans Résistants

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