Herriot, Édouard (1872-1957)
publié le 25/08/2013 à 09h16 sous la direction de Jules Bonnet
Né le 5 juillet 1872, à Troyes, d'un milieu modeste, il fait de bonnes études, entre à l'École normale supérieure et est reçu à l'agrégation des lettres en 1893. Herriot enseigne et écrit. Dès
1904, Herriot entre au parti radical et, en 1905, il est élu maire de Lyon. Cette fonction lui permet de
devenir sénateur du Rhône et d'entrer, pendant la guerre, dans le cabinet Briand comme ministre des Travaux
publics. Remarquable orateur, il est élu président du parti radical. Il s'oppose au Bloc national et, après la victoire du Cartel des gauches aux élections de 1924, il constitue le nouveau
gouvernement (juin 1924-avril 1925). À l'extérieur, il pratique une politique de détente, en réaction contre celle de Poincaré, marquée par l'évacuation de la Ruhr et la reconnaissance de l'URSS. À l'intérieur, sa politique est moins
heureuse. Son intention d'abolir le concordat irrite l'Alsace-Lorraine et le projet d'impôt sur le capital aggrave la situation financière. Il doit démissionner.
Après un second cabinet éphémère, il revient au pouvoir en 1932, occupe la présidence de la Chambre de 1936 à 1940. En juillet 1940, il conseille le ralliement à Pétain, mais ses réserves croissantes à l'égard de Vichy provoquent sa mise en résidence surveillée. Déporté, puis
libéré en 1945, Herriot retrouve ses fonctions de président de l'Assemblée avant de quitter la vie politique en
1954. Il meurt le 26 mars 1957.