Flic Story

Publié le par Jacques Deray

Flic Story est un film policier français de Jacques Deray, sorti en 1975. En 1947, le commissaire Vieuchêne demande à l'inspecteur Roger Borniche de retrouver un dangereux truand, Emile Buisson, qui vient de s'évader de l'asile psychiatrique de Villejuif. Buisson commence par éliminer un complice indélicat. Puis une série de délits indique à la police qu'il persévère dans ses activités. Borniche tente de faire parler les proches de Buisson, mais le truand reste insaisissable. Excédé, Vieuchêne décharge Borniche de sa mission. Le meurtre d'un nouvel indicateur, Mario le Rital, conduit cependant l'inspecteur à reprendre le collier, cette fois-ci avec des méthodes plus adaptées...

Flic Story de Jacques Deray
Flic Story de Jacques Deray

Flic Story de Jacques Deray

Fiche technique

  • Titre : Flic Story
  • Réalisation : Jacques Deray, assisté de Thierry Chabert
  • Scénario : Alphonse Boudard, Roger Borniche (d'après son roman autobiographique éponyme) et Jacques Deray
  • Photographie : Jean-Jacques Tarbès
  • Genre : Policier
  • Date : 1er octobre 1975
  • Durée : 110 minutes
  • Musique : Claude Bolling

Distribution

La critique par Jacques Siclier

L'inspecteur Roger Borniche est chargé de retrouver un dangereux truand, Emile Buisson, qui s'est évadé de l'hôpital psychiatrique de Villejuif. Borniche demande le concours de Raymond Pelletier, dit le Stéphanois, qu'il a fait libérer. Buisson va se cacher chez sa maîtresse, Suzanne Bollec...

Adaptation d'un livre autobiographique, Flic Story reconstitue fidèlement certains faits de la carrière de Roger Borniche, dont, après la guerre, la lutte contre Emile Buisson défraya la chronique. Jacques Deray a montré minutieusement l'intrigue criminelle proprement dite et permis à une époque de revivre sans abuser du « rétro », contrairement à ce qu'il avait fait dans Borsalino. C'est très réussi. Sans diminuer les qualités du cinéaste, on peut évoquer le style que Jean-Pierre Melville savait donner à ses sujets de série noire. Le comportement des personnages, les méthodes du milieu comme celles de la police sont remarquablement observés. La mise en scène n'abuse pas des séquences d'action spectaculaires. Elle est volontairement sèche, comme un constat. Et puis, quelle interprétation ! Alain Delon, véritable force de la loi en marche, Jean-Louis Trintignant, bandit mégalomane... On ne fait pas mieux.

Publié dans Films

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