Genot Zoé
Zoé Genot est une femme politique belge née à Bruxelles le 29 mai 1974. Députée fédérale Écolo depuis 1999, réélue en 2003 (les deux fois comme suppléante appelée à siéger). Elle n'avait jamais exercé de mandat politique (ni été candidate) avant 1999.
Aux élections communales d'octobre 2006, elle est tête de liste Écolo dans la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode, où elle réside depuis plusieurs années. Elle obtiendra 330 voix qui lui permettent d'obtenir un siège de conseillère communale. Tête de liste aux législatives de 2007, Zoé Genot est à nouveau réélue. Zoé Genot a fait ses études à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où elle fut active dans le mouvement étudiant. Diplômée en sciences économiques en 1995, elle reviendra à l'ULB quelques années plus tard en tant que membre cooptée du Conseil d'administration de 2002 à 2005.
Après avoir été employée dans le monde syndical et de l'économie sociale ainsi que dans une ONG en genre et développement, Zoé Genot devint députée fédérale belge en 1999. Dans son travail parlementaire, elle s'investit plus particulièrement dans la lutte contre les discriminations (dossiers du droit de vote pour les résidents étrangers, du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels, de l'organisation du culte musulman en Belgique...), contre les inégalités Nord-Sud et les injustices sociales (chasse aux chômeurs) ou encore pour la société de l'information et les logiciels libres.
Elle est décrite par la presse comme faisant partie de l'« aile gauchiste du parti », voire proche de l’extrême-gauche, défendant les « positions communautaristes » d'hommes politiques tels qu’Ahmed Mouhssin. En 2010, elle lance ainsi , avec d'autres personnalités de gauche, une pétition pour obtenir l'autorisation de porter le voile à l'école et milite contre toute interdiction du voile, car cette interdiction nuirait « à l’émancipation des principales intéressées ». Elle milite également pour que la Belgique présente « des excuses pour son passé colonial ». Zoé Genot est députée de la Région de Bruxelles-Capitale depuis le 25 mai 2014. En 2010 elle milite aux côtés du CDH, du PS, de l'ONG Amnesty International et de la Ligue des droits de l'homme pour la libération du belgo-marocain Oussama Atar des geôles irakiennes.
L'homme, condamné pour participation à une organisation terroriste, serait atteint du cancer et aurait besoin de soins urgents, non disponibles dans sa prison irakienne7. Libéré en 2010, avec l'appui des Affaires étrangères, il rentre en Belgique et disparaît dans la nature. En 2016, il apparaît que l'homme a simulé son cancer et se livre à des activités de terrorisme islamiste. Il serait un des mentors derrière les attentats de Paris et de Bruxelles. La NVA exprime son incompréhension et le député MR Alain Destexhe demande alors une enquête sur le rôle joué par Amnesty International ainsi que les députés Zoé Genot, Jamal Ikazban et Ahmed El Khannouss dans cette libération. Zoé Genot s'est également engagée pour que la Belgique assiste Ali Aarrass, un autre Belgo-Marocain condamné en appel au Maroc à 12 ans de prison ferme pour terrorisme. Celui-ci est notamment accusé de trafic d'armes au profit d'un réseau islamiste.
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