La Mort aux trousses

Publié le par Alfred Hitchcock

La Mort aux trousses (North by Northwest) est un film américain réalisé par Alfred Hitchcock et sorti en 1959. Jusqu'à présent, Roger Thornhill, un quinquagénaire, n'avait pour seul souci que les éternelles embrassades de sa mère abusive. Une méprise complique singulièrement sa vie, jusque-là paisible. Un groupe d'espions à la solde d'une puissance étrangère le confond avec un certain George Kaplan. Enlevé et conduit dans la luxueuse demeure de Lester Townsend, Thornhill ne peut évidemment rien révéler de ce que le chef des espions, Phillip Vandamm, attend de lui. Il échappe miraculeusement à la mort. Un second quiproquo et le voici qui passe pour un assassin. Il parvient néanmoins à prendre la fuite et décide d'enquêter afin de prouver son innocence et de confondre les véritables criminels...

La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock
La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock

La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock

Fiche technique

  • Titre original : North by Northwest
  • Titre français : La Mort aux trousses
  • Réalisation : Alfred Hitchcock
  • Scénario : Ernest Lehman
  • Musique : Bernard Herrmann
  • Direction artistique : William A. Horning et Merrill Pye sous la direction de Robert F. Boyle
  • Décors : Henry Grace et Franck McKelvey
  • Maquillage : William Tuttle
  • Coiffures : Sydney Guilaroff
  • Photographie : Robert Burks
  • Ingénieur du son : Franklin Milton
  • Effets spéciaux : A. Arnold Gillespie et Lee LeBlanc
  • Montage : George Tomasini
  • Générique : Saul Bass
  • Production : Alfred Hitchcock et Herbert Coleman
  • Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer et Loew's Incorporated
  • Société de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
  • Budget : 4 267 000 USD
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue : anglais
  • Format : Couleurs (Technicolor)- 1,85:1 - Mono (Westrex Recording System) - 35 mm d'après un négatif VistaVision
  • Genres : espionnage, policier, thriller
  • Durée : 136 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis : 17 juillet 1959, France : 21 octobre 1959

Distribution

  • Cary Grant (VF : Michel Roux) : Roger Thornhill
  • Eva Marie Saint (VF : Nelly Benedetti) : Eva Kendall
  • James Mason (VF : Jacques Dacqmine) : Philip Vandamm
  • Jessie Royce Landis (VF : Hélène Tossy) : Clara Thornhill
  • Leo G. Carroll (VF : Jean-Henri Chambois) : le professeur
  • Josephine Hutchinson : Madame Townsend
  • Philip Ober : Lester Townsend
  • Martin Landau (VF : Jacques Plée) : Leonard
  • Adam Williams : Valerian
  • Edward Platt : Victor Larrabee
  • Robert Ellenstein : Licht
  • Les Tremayne : Acheteur
  • Philip Coolidge : Docteur Cross
  • Patrick McVey : Sergent Flamm - policier à Chicago
  • Edward Binns (VF : Gabriel Cattand) : Capitaine Junket
  • Ken Lynch : Charley - policier à Chicago

Acteurs non crédités

  • Stanley Adams : Lieutenant Harding
  • Tol Avery : un détective
  • Robert Shayne : Larry Wade

Critique du 27/12/2017 Par Frédéric Strauss

Genre : monument aérien.

Véritable encyclopédie du cinéma selon Hitchcock, La Mort aux trousses est un film dont la réussite donne le vertige. Elle est éclatante à tous points de vue : scénario, interprétation, décors et, évidemment, mise en scène. Tant de perfection pourrait peser, les chefs-d’œuvre sont souvent des monuments écrasants. Celui-ci est d’une superbe légèreté et a toutes les élégances. L’argument a la saveur d’un coup de dés. Le publicitaire Roger Thornhill est pris pour un certain George Kaplan, agent secret. Mais Kaplan n’existe pas, c’était un leurre pour tromper d’autres espions. Thornhill lui donne involontairement une réalité, qui le dépasse.

Kidnapping, assassinats, La Mort aux trousses est une course folle. Il y a bien quelques microfilms dans cette histoire. Mais l’important est dans l’élan, la fuite en avant. Les scènes s’enchaînent, plus mémorables les unes que les autres : la vente aux enchères, la fuite sur le mont Rushmore. Et l’attaque de l’avion dans une immensité désertique où Thornhill ne peut se cacher, géniale leçon de cinéma. Mais Hitchcock sait aussi faire un morceau de bravoure d’un baiser entre Cary Grant et Eva Marie Saint, et raconter leur rééducation sentimentale avec esprit. Jus­qu’au fameux dernier plan, le plaisir est complet.

Publié dans Films

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