Breezy

Publié le par Clint Eastwood

Breezy est un film américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 1973. Breezy est une jeune hippie mineure et sans attaches, qui erre avec sa guitare. Frank Harmon est un agent immobilier quinquagénaire et divorcé. Elle est désinvolte, lui est un ours cynique. Tout les sépare mais leur rencontre fortuite les plonge dans une histoire d'amour qui va devoir affronter les idées reçues et les a priori sociaux... 

Breezy de Clint Eastwood
Breezy de Clint Eastwood

Breezy de Clint Eastwood

Fiche technique

  • Titre : Breezy
  • Réalisation : Clint Eastwood, assisté de James Fargo
  • Scénario : Jo Heims
  • Musique : Michel Legrand
  • Directeur de la photographie : Frank Stanley
  • Directeur artistique : Alexander Golitzen
  • Montage : Ferris Webster
  • Production : Robert Daley
  • Producteur associé : Jo Heims
  • Producteur délégué : Jennings Lang
  • Sociétés de production : The Malpaso Company
  • Distribution : Universal Pictures
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Genre : comédie dramatique et romantique
  • Format : Couleur (Technicolor) - 35 mm - 1,85:1 - Son : mono (Westrex Recording System)
  • Durée : 108 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis : 18 novembre 1973 (New York), France : 26 mars 1975, France}: 28 février 2001 (ressortie)

Distribution

  • William Holden (VF : Jacques Thébault) : Frank Harmon
  • Kay Lenz : Edith Alice Breezerman, « Breezy »
  • Roger C. Carmel : Bob Henderson
  • Marj Dusay : Betty Tobin
  • Joan Hotchkis : Paula Harmon
  • Jamie Smith-Jackson : Marcy
  • Norman Bartold : l'homme dans la voiture
  • Lynn Borden : le rendez-vous nocturne d'Harmon
  • Shelley Morrison : Nancy Henderson
  • Dennis Olivieri : Bruno
  • Eugene Peterson : Charlie
  • Buck Young
  • Clint Eastwood : l'homme à la Marina (non crédité)

La critique par Guillemette Odicino

Pour sa troisième réalisation, méconnue – déjà l’histoire d’un amour interdit, vingt-deux ans avant Sur la route de Madison –, Eastwood restait derrière la caméra. Il se considérait comme trop jeune pour interpréter cet agent immobilier quinqua emporté par le souffle printanier d’une toute jeune hippie que tout émerveille – en anglais, « breezy » signifie « venteux ».

Breezy préfigure la pudeur sensuelle et, surtout, la justesse pour filmer le trouble amoureux de Sur la route de Madison. Eastwood réussit les scènes les plus délicates, comme celle où le couple fait l’amour pour la première fois : Frank entre dans sa chambre, sûr d’y être seul, s’assoit sur son lit et voit les mains de Breezy sortir de l’obscurité pour l’attirer à elle. Plus tard, lors d’une autre séquence, le temps se ­suspend lorsque les deux amants se font face en se déshabillant.

Frank, le solitaire (comme la plupart des héros eastwoodiens) qui a gâché ses liaisons précédentes, résistera tant qu’il pourra à cet amour insolent, un peu par pression sociale, et aussi par peur de ne pas être à la hauteur – superbe William Holden, entre dureté et espoir confus. Vingt-deux ans plus tard, Eastwood sacrifiera la passion de ses amants dans son mélo automnal Sur la route de Madison. Avec Breezy, il laissait encore gagner le printemps.

Publié dans Films

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