Jersey Boys

Publié le par Clint Eastwood

Jersey Boys est un film musical biographique américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 2014. Adapté de la comédie musicale « jukebox » du même nom de Marshall Brickman, il s'inspire de la carrière du groupe The Four Seasons. Quatre garçons du New Jersey, issus d'un milieu modeste, montent le groupe "The Four Seasons" qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd'hui par les fans de la comédie musicale…

Jersey Boys de Clint Eastwood
Jersey Boys de Clint Eastwood

Jersey Boys de Clint Eastwood

Fiche technique

  • Titre original : Jersey Boys
  • Titre français : Jersey Boys
  • Réalisation : Clint Eastwood
  • Scénario : Rick Elice et Marshall Brickman, d'après leur comédie musicale « jukebox » Jersey Boys
  • Direction artistique : Patrick M. Sullivan Jr.
  • Décors : Ronald R. Reiss
  • Costumes : Deborah Hopper
  • Photographie : Tom Stern
  • Montage : Joel Cox et Gary D. Roach
  • Musique : Bob Gaudio
  • Production : Tim Headington et Graham King
  • Producteurs délégués : Bob Gaudio, Tim Moore, Frankie Valli et Denis O'Sullivan
  • Sociétés de production : GK Films, Warner Bros. Pictures, Four Seasons Partnership, RatPac Entertainment, Dune Entertainment, Malpaso Productions
  • Distribution : Warner Bros. Pictures (États-Unis et France)
  • Budget : 40 000 000 USD
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : Couleur - 2.35:1 / son : SDDS - Datasat - Dolby Digital
  • Durée : 134 minutes
  • Genre : musical, biographique
  • Dates de sortie : Australie : 5 juin 2014 (festival du film de Sydney), Belgique, France, Suisse romande : 18 juin 2014, États-Unis : 20 juin 2014

Distribution

  • John Lloyd Young (V. F. : Jonathan Amram) : Frankie Valli
  • Erich Bergen (V. F. : Jean-Christophe Dollé) : Bob Gaudio
  • Vincent Piazza (V. F. : Franck Lorrain) : Tommy DeVito
  • Michael Lomenda (V. F. : Julien Allouf) : Nick Massi
  • Christopher Walken (V. F. : Bernard Tiphaine) : Angelo « Gyp » DeCarlo
  • Kathrine Narducci (V. F. : Clotilde Morgieve) : Marie Rinaldi, la mère de Frankie
  • Freya Tingley (V. F. : Nastassja Girard) : Francine Valli
  • Steve Schirripa : Vito
  • James Madio (V. F. : Laurent Morteau) : Stosh
  • Mike Doyle (V. F. : Lionel Tua) : Bob Crewe
  • Jeremy Luke (V. F. : Raphaël Cohen) : Donnie
  • Erica Piccininni (V. F. : Magali Rosenzweig) : Lorraine
  • Joey Russo (V. F. : Jérôme Pauwels) : Joe Pesci
  • Ian Scott Rudolph (V. F. : Jean-Luc Atlan) : Directeur d'Allentown Lounge
  • Michael Patrick McGill (V. F. : Jean-Luc Atlan) : Officier Mike
  • Johnny Cannizzaro (V. F. : Fabrice Lelyon) : Nick DeVito

La critique par Jacques Morice

Imaginez des filous italo-américains gominés sortis du Parrain et devenus pop stars. C'est la réalité, méconnue en France et légendaire aux Etats-Unis, des Four Seasons, rare groupe américain à avoir pu résister un peu à l'invasion des Beatles. Mais autant les Fab Four incarnaient la modernité, autant les Four Seasons arboraient des looks de mafiosi. Ils avaient néanmoins du talent, qui reposait surtout sur la voix exceptionnelle, nasillarde et haut perchée de Frankie Valli (faux air d'Al Pacino) et sur les harmonies de Bob Gaudio.

On savait Eastwood passionné de jazz et de country. Le pop-rock, c'est moins son rayon, mais on perçoit ce qui a pu lui plaire dans le scénario, inspiré d'une pièce à succès de Broadway : l'histoire d'un groupe dont la création, l'ascension puis la dissolution sont directement liées à la culture d'un quartier du New Jersey. Le ton choisi est celui du récit picaresque, pris en charge à tour de rôle par les quatre musiciens, qui s'adressent à la caméra. On est très loin du cortège de clichés véhiculés par la rock'n'roll attitude, à part celui du faux caïd qui devient un boulet à cause de ses dettes, au point de susciter une réunion de crise chez le parrain. La séquence, drôle et cruelle, sonne comme la fin de la récré pour ces stars ingénues, dont l'une — Frankie Valli — va tenter d'être un adulte respectable. Au point de rembourser lui-même les dettes contractées par son partenaire. Geste qui rappelle les thèmes du sacrifice, voire du masochisme, chers à Eastwood. — Jacques Morice

Publié dans Films

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