La Corde raide

Publié le par Richard Tuggle

La Corde raide (Tightrope) est un film américain réalisé par Richard Tuggle en 1984.  L'inspecteur Wes Block, de la brigade criminelle de la Nouvelle-Orléans, est dans une situation très inconfortable. Un maniaque assassine avec sadisme des prostituées, en déjouant étrangement les pièges que lui tend la police. Hors, le fait que Wes connaisse les victimes et soit parfois agité par d’étranges pulsions intrigue diablement ses collègues... 

La Corde raide de Richard Tuggle
La Corde raide de Richard Tuggle

La Corde raide de Richard Tuggle

Fiche technique

  • Titre original : Tightrope
  • Titre français : La Corde raide
  • Réalisation : Richard Tuggle
  • Scénario : Richard Tuggle
  • Musique : Lennie Niehaus
  • Genre : policier
  • Pays : États-Unis
  • Durée : 115 minutes (1h55)
  • Productions : Malpaso Productions
  • Date de sortie en salles : États-Unis : 17 août 1984, France : 16 janvier 1985
  • Film interdit aux moins de 13 ans lors de sa sortie en salles en France

Distribution

  • Clint Eastwood (VF : Jean-Claude Michel) : Capitaine Wes Block
  • Geneviève Bujold (VF : Anne Jolivet) : Beryl Thibodeaux
  • Dan Hedaya (VF : Daniel Russo) : Inspecteur Molinari
  • Alison Eastwood (VF : Martine Reigner) : Amanda Block
  • Jennifer Beck : Penny Block
  • Marco St. John (VF : Raoul Delfosse) : Leander Rolfe
  • Rebecca Perle (VF : Céline Monsarrat) : Becky Jacklin
  • Regina Richardson : Sarita
  • Randi Brooks (VF : Annie Balestra) : Jamie Cory
  • Jamie Rose (VF : Annie Balestra) : Melanie Silber
  • Margaret Howell : Judy Harper
  • Rebecca Clemons (VF : Anne Kerylen) : La fille au fouet
  • Janet MacLachlan : Dr Yarlofsky
  • Graham Paul : Luther
  • Bill Holliday : Le chef de la police

La critique par Pierre Murat

Il élève ses filles. Il poursuit un tueur... Jusque-là, rien d'anormal. Mais, insensiblement, l'inspecteur semble, à son corps défendant, attiré par les fantasmes du meurtrier... Clint Eastwood n'a pas signé le film, mais ce Richard Tuggle lui ressemble comme un frère. C'est, en fait, l'histoire d'une double tentation, qu'East­wood a souvent mise en scène. D'un côté, la pureté, la femme rassurante et saine (il faut le talent de Geneviève Bujold pour que son personnage échappe à la niaiserie). De l'autre, avec le côté moralisateur qui caractérise Eastwood, le vice, les fantasmes sadomaso. En résumé, tout ce que l'on devrait, face à tout ce qu'il ne faudrait pas aimer. Ce propos simpliste est magnifié par la mise en scène.

C'est — avec Les Proies, de Don Siegel — le film où Clint Eastwood révèle le mieux qu'il n'est pas l'être pur que certains de ses films pouvaient laisser deviner. Celui, aussi, où il exprime le mieux son sentiment sur les femmes. A savoir son incompréhension totale : elles sont soit terrifiantes (Bujold), soit terrifiées (toutes les autres). Bref, un film totalement morbide et passionnant. — Pierre Murat

Publié dans Films

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