Million Dollar Baby

Publié le par Clint Eastwood

Million Dollar Baby, ou La fille à un million de dollars au Québec, est un film américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 2004. Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues... 

Million Dollar Baby de Clint Eastwood
Million Dollar Baby de Clint Eastwood

Million Dollar Baby de Clint Eastwood

Fiche technique

  • Titre original et français : Million Dollar Baby
  • Titre québécois : La fille à un million de dollars
  • Réalisateur : Clint Eastwood
  • Scénario : Paul Haggis, d'après la nouvelle La Fille à un million de dollars de F.X. Toole
  • Musique originale : Clint Eastwood
  • Directeur de la photographie : Tom Stern
  • Chef décorateur : Henry Bumstead
  • Chef monteur : Joel Cox
  • Format : 35 mm - couleur Technicolor - ratio : 2,35:1
  • Producteurs : Clint Eastwood, Paul Haggis, Robert Lorenz
  • Sociétés de production : Warner Bros., Malpaso Productions, Lakeshore Entertainment, Albert S. Ruddy Productions et Epsilon Motion Pictures
  • Sociétés de distribution : Warner Bros. France, Ascot Elite
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Durée : 132 minutes
  • Budget : 30 millions de USD
  • Genre : drame sportif
  • Dates de sortie : États-Unis : 15 décembre 2004 (sortie limitée), États-Unis : 28 janvier 2005, France, Suisse romande : 23 mars 2005, Belgique : 30 mars 2005

Distribution

  • Clint Eastwood (VF : Marc Cassot, VQ : Jean-Marie Moncelet) : Frankie Dunn
  • Hilary Swank (VF : Marjorie Frantz, VQ : Camille Cyr-Desmarais) : Margaret "Maggie" Fitzgerald
  • Morgan Freeman (VF : Med Hondo, VQ : Aubert Pallascio) : Eddie "Scrap-Iron" Dupris
  • Jay Baruchel (VF : Emmanuel Garijo, VQ : Philippe Martin) : Danger Barch
  • Mike Colter (VF : Daniel Lobé, VQ : Sébastien Ventura) : Big Willie Little
  • Lucia Rijker : Billie « L'Ourse bleue »
  • Brían F. O'Byrne (VF : Philippe Peythieu, VQ : François Godin) : Père Horvak
  • Anthony Mackie (VF : Lucien Jean-Baptiste) : Shawrelle Berry
  • Margo Martindale (VF : Marion Game, VQ : Anne Caron) : Earline Fitzgerald
  • Riki Lindhome (VF : Dorothée Pousseo, VQ : Julie Burroughs) : Mardell Fitzgerald
  • Marcus Chait (VF : Emmanuel Karsen) : J. D. Fitzgerald
  • Michael Peña (VQ : Frédéric Paquet) : Omar
  • Benito Martinez : Manager de Billie
  • Morgan Eastwood : Petite fille dans le camion

La critique par Aurélien Ferenczi

C'est l'histoire de Frankie, l'entraîneur de boxe, et de Maggie, la fille qui met les autres filles K.-O., et c'est Scrap (l'employé modèle qui surveille le ring et dort dans la salle de gym) qui la raconte. Cette voix off installe d'emblée le vingt-sixième film de Clint Eastwood dans le plus séduisant des classicismes. Million Dollar Baby est bien l'héritier du « film de boxe », mais ici le héros est une héroïne. Ce changement de sexe bouscule les relations entre des personnages archétypaux, insuffle de la vie dans une mécanique narrative hyper rodée. Donc, Frankie — Clint lui-même — coache Maggie, une jeune femme qui n'a que son punch pour atout. L'ascension de Maggie constitue le corps (à tous les sens du terme) du film et permet à Eastwood d'illustrer des thèmes chers à l'Amérique et à lui-même : le goût de l'épreuve, la valeur du travail individuel et le mérite qui l'accompagne, la transmission d'un savoir. Et cette croyance forte et simple que les êtres ont sinon un destin, du moins une voie, qui exprimera au mieux leurs aptitudes. La dernière demi-heure du film change la donne.

A l'éloge des valeurs qui fondaient le film et le parcours de Maggie (valeurs fascinantes et ambiguës, l'individualisme en tête) se substitue un discours plutôt réactionnaire sur une société sans morale. On peut trouver cet épilogue plus faible. — Aurélien Ferenczi

Publié dans Films

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