Spaak Agnès

Publié le par Mémoires de Guerre

Agnès Spaak est une actrice franco-belge née le 29 avril 1944 à Boulogne-Billancourt en France.

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Spaak Agnès
Carrière

Elle est la fille de Charles Spaak et de l'actrice française Claudie Clèves et la sœur de Catherine Spaak. Charles Spaak, le père de ces demoiselles et frère de ministre est un des scénaristes-dialoguistes les plus sollicités de son temps. Claudie Clèves, leur maman, est actrice. Le frère de Charles Spaak n’est autre que le ministre Belge Charles Henri Spaak, considéré encore aujourd’hui comme un des précurseurs des fondateurs de l’Europe. La mère de Charles et de Paul Henri, Suzanne, fut la première femme sénateur de Belgique. La famille Spaak vit en Suisse, on y mène un train de vie élégant, les jeunes filles de la maison reçoivent une éducation très complète où on cultive l’esprit, le talent et les bonnes manières. C’est la cadette Catherine qui la première fera ses débuts au cinéma. Alberto Lattuada, ami de la famille, l’avait repérée dès ses douze ans, et souhaitait la faire débuter au cinéma. Mais le père de famille ne souhaitait pas voir sa cadette encore enfant se lancer dans une carrière dans ce cinéma qu’il connaissait semble-il trop bien. Mais c’était sans compter la volonté farouche de la jeune Catherine qui passera outre les interdits paternels et fera des débuts ultra médiatisés dans Les Adolescentes (1960), à quinze ans. Catherine Spaak va vite devenir une vedette internationale mais ne deviendra une star de première grandeur qu’en Italie où elle sera aussi célèbre pour ses chansons que pour ses films.

En 1962, soit deux ans après sa sœur Catherine, on découvre Agnès Spaak en vedette d’un film espagnol face à Pierre Brice : Los Atracadores (Les Malfaiteurs, en français). Aussitôt la planète cinéma s’intéresse a la nouvelle venue du clan Spaak et un tourbillon médiatique va se déchaîner autour de cette famille, dépassant de loin l’intérêt artistique de leurs carrières. Un conflit est né entre Catherine et son père, qui s'enflamme par voie de presse : "Catherine est un monstre", "Je n’ai plus de fille" peut-on lire régulièrement en Une. Et dans ce tohu-bohu a surgi Agnès que l’on considère comme la petite sœur de Catherine Spaak bien qu’elle soit son aînée et que la presse considère surtout comme une rivale, qui elle reste dans les bonnes grâces du père Spaak. Cette affaire des sœurs ennemies couvée par le courroux paternel passionna les journaux du monde entier durant près d’une décennie ! Le cinéma Italien qui a fait bon accueil aux deux sœurs y trouve son intérêt puisque l’on sous entend à l’une qu’on proposera le rôle à l'autre sœur si elle renâcle trop longtemps à l’accepter. Impossible durant toutes les années 1960 de lire une seule ligne à propos de Catherine ou d’Agnès sans que la sœur de la principale concernée ne soit évoquée.

En 1967, Agnès Spaak, malgré de nombreux films à son actif n’a guère trouvé le rôle qui puisse faire d’elle aux yeux du public et des professionnels du cinéma autre chose que "la sœur ennemie de… ". Il faut dire aussi qu'on la croise surtout dans des films de genre alors à la mode en Italie. Elle épouse le réalisateur Peter Roman Sciumé le 20 mai de la même année à Nice. La presse annonce bien entendu ce mariage en ajoutant aussitôt que Sciumé va donner dans son prochain film, il est réalisateur dit-on, un rôle à son épouse où elle pourra monter l’étendue de son talent d’actrice et ainsi rivaliser un peu mieux avec sa sœur. Or Sciumé est surtout assistant réalisateur et scénariste, et le film tant attendu sera finalement mis en scène par Guido Malatesta et sortira en 1971 sous le titre Riuscirà il nostro Eroe a ritrovare il più grande Diamante del Mondo ? . Agnès y donnera la réplique à Ray Danton et son époux en signera le scénario. Le film qui devait enfin sonner la grande heure de gloire d’Agnès Spaak au cinéma sera en fait le dernier que tournera l’actrice. Le couple Sciumé préfère alors s’isoler dans sa maison de campagne non loin de Paris. Catherine pose nue dans sa jolie maison. Elle-même, comme Gina Lollobrigida, se passionne de plus en plus pour la photo et s’éloigne peu à peu d’un cinéma qui, au fond, n’a pas vraiment voulu d'elle. En 1974 elle tourne dans un épisode d'une série en guest star essentiellement parce qu’elle n’avait jamais travaillé pour la télévision puis arrête définitivement ses ambitions d’actrice pour devenir une photographe professionnelle. Seconde carrière qui sera plus prestigieuse que la première. Agnès Spaak est toujours une photographe très demandée par la mode, la publicité et le cinéma et a couvert de nombreux tournages pour la Century Fox.

Filmographie
  • 1962 : Douce Violence de Max Pécas : Dominique
  • 1962 : Les Malfaiteurs (Los atracadores) de Francisco Rovira Beleta : Isabel
  • 1962 : Les Don Juan de la Côte d'Azur (I Don Giovanni della Costa Azura) de Vittorio Sala : Nicole
  • 1963 : Les Combinards de Jean-Claude Roy : Lucile
  • 1963 : Sursis pour un espion de Jean Maley
  • 1964 : Les Maîtresses du docteur Jekyll (El secreto del Dr. Orloff) de Jesús Franco : Melissa
  • 1964 : Bianco, rosso, giallo, rosa de Massimo Mida : Enrichetta
  • 1964 : I soldi de Gianni Puccini
  • 1964 : Une garce inconsciente (Un amore) de Gianni Vernuccio : Laide
  • 1965 : Baraka sur X 13 de Maurice Cloche : Ingrid Agent X-33
  • 1965 : Te lo leggo negli occhi de Camillo Mastrocinque : Serenella
  • 1965 : La ragazzola de Giuseppe Orlandini : Lola
  • 1966 : Le Carnaval des barbouzes (Gern hab’ ich die Frauen gekillt) de Alberto Cardone, Louis Soulanes, Sheldon Reynolds et Robert Lynn : Nelly Small
  • 1966 : Fermate il mondo... voglio scendere de Giancarlo Cobelli : Enrica
  • 1967 : Calibre 32 (Killer calibro 32) d'Alfonso Brescia : Betty
  • 1967 : Dieu les crée, moi je les tue (Dio li crea... Io li ammazzo !) de Paolo Bianchini : Doris
  • 1968 : Une veuve dans le vent (Meglio vedova) de Duccio Tessari : Une prostituée
  • 1968 : Les Pistolets de l'Ouest (La morte sull’alta collina) de Fernando Cerchio : Daphne Vandervelt
  • 1968 : Autour de lui que des cadavres (Tierra Brava / Pagó cara su muerte) de León Klimovsky : Maria Rojas
  • 1971 : Comment entrer dans la mafia (Cose di Cosa Nostra) de Steno
  • 1971 : Notre héros retrouvera-t-il le plus gros diamant du monde ? (Riuscirà il nostro eroe a ritrovare il più grande diamante del mondo ?) de Guido Malatesta : Arianne
  • 1971 : Cose di Cosa Nostra de Steno
Télévision
  • 1969 : Diritto di cronaca (Téléfilm) : Sandra
  • 1974 : Nucleo centrale investigativo (Série TV) : Helga

Publié dans Acteurs et Actrices

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