2ème Panzerdivision

Publié le par Roger Cousin

Guderian Heinz La 2e Panzerdivision était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été créée le 15 octobre 1935. La 2e Panzerdivision est formée sur le camp de Wundsdorf près de Berlin le 15 octobre 1935, comme la 1re et 3e Panzerdivision. Le personnel de la division et principalement composé d'Autrichiens. En mars 1938, la division prend part à l'Anschluss de l'Autriche, ce qui est la première mise en oeuvre d'une invasion blindée. Cette démonstration de force est émaillée de nombreuses pannes.

En septembre 1939 elle participe à l'invasion de la Pologne en étant rattachée au XVIII Panzer-Korps de la 14e armee (groupe d'armées sud) du général List. Elle subit de lourdes pertes et au début de l'année 1940, elle est envoyée dans le sud de Cologne se reconstituer. Au cours de la Bataille de la France de mai 1940, la division est rattaché au XIX Panzer-Korps du général Heinz Guderian avec les 1re et 10e Panzerdivision. Elle participe à l'encerclement des forces franco-britanniques dans la poche de Dunkerque. Ce sont des éléments de la 2e PzD qui atteignent en premier la Manche le 20 mai 1940. Au moment de l'armistice, elle est aux portes de la Suisse. De retour en Pologne fin 1940 pour des missions de maintien de l’ordre, elle est rééquipée et restructurée en perdant le Panzer-Regiment 4 au profil de la nouvelle 13e Panzerdivision.

En avril 1941, lors de l’opération Marita, elle participe à la Campagne des Balkans pour venir au secours de l'armée italienne. Elle est déplacée vers la Roumanie, d'où elle s'empare d'Athènes et de la Croatie. La division ne peut participer aux premiers combats de l'opération Barbarossa, l'invasion allemande sur l'Union soviétique parce qu'elle subit de lourdes pertes pendant son retour maritime des Balkans à cause de mines anglaises. Les éléments tractés de la division furent chargés sur des transports maritimes dans le port de Patras à destination de Tarente, dans le sud de l'Italie. Le 21 mai 1941, les navires de transport allemands, Marburg et Kybfels, furent coulés par des mines mouillées peu auparavant. Un nombre considérable de véhicules blindés furent ainsi perdu, occasionnant un retard dans le déploiement de la division. Elle fut finalement envoyée en Russie, arrivant au front en octobre 1941.

Arrivée sur le front Est en octobre 1941, la division prend part à la bataille de Moscou au sein du XL Panzer-Korps de la PanzerGruppe 4 (groupe d'armées centre) où elle arrive dans les faubourgs de la capitale après avoir combattu à Roslav et à Vyazma. Elle subit la contre-offensive russe pendant l'hiver 1941-1942 et bat en retraite. Pendant l'année 1942, elle prend part à divers conmbats défensifs avec le groupe d'armées centre au sein du XLI et XLVI Panzer-Korps des 3e Panzer-Armee et 9e Armée dans les régions de Karmanowo, du saillant de Rjev et de Byeloye. Au printemps 1943, la division est mise en réserve dans la région de Smolensk avant de participer en juillet à l'opération Zitadelle au sein du XLVII Panzer-Korps de la 9e Armée du général Model du groupe d'armées centre. La 2e Panzerdivision participe à la bataille de Koursk, mais est rapidement stoppée par les forces russes en ne réussissant à progresser que d'une vingtaine de kilomètres. Après la contre-attaque soviétique à Koursk, elle est durement éprouvée dans une succession de batailles dans la région de Kiev et sur le Dniepr.

Elle finit l'année dans la région de Gomel où elle est mise en réserve de la 2e Armée. Au début de l'année 1944, la division est retirée du front et se retrouve dans la région d'Amiens pour se reconstituer, puis est mise en réserve en Aquitaine jusqu'au début juin. Suite au débarquement allié en Normandie, la division est envoyée en Normandie rattachée au XLVII Panzer-Korps du Panzergruppe West (groupe d'armées B) où elle met une semaine pour atteindre le front. Subissant des pertes dans la région de Villers-Bocage, elle prend part à une attaque offensive avortée à Mortain et finit par être piégée dans la poche de Falaise où elle est décimée avant de s'en extraire.

En septembre, elle est renvoyée en Allemagne à Wittlich dans l'Eifel pour se reconstituer et se rééquiper. Rattachée au LVIII Armee-Korps de la 5e Panzerarmee du groupe d'armées B, elle participe en décembre à la contre offensive des Ardennes où elle occupe une position en pointe, manquant de peu d'atteindre la Meuse tout en subissant de lourdes pertes, notamment du fait des attaques aériennes. Après l'échec de l'offensive des Ardennes, en mars 1945, elle est rattachée au XIII Armee-Korps de la 7e Armée et se replie avec seulement 4 chars et 200 hommes sur la région de la Moselle, puis sur les bords du Rhin et de Fulda avant de se rendre aux forces américaines à Plauen en mai.

Au cours de la Campagne de Pologne en septembre 1939, des soldats de la division ont pris part à des atrocités contre les ressortissants polonais. Le 5 septembre 1939, près du village de Toporzysko-Bystra, un soldat polonais séparé de son unité se rend, mais des soldats de la 2e Panzerdivision lui ordonnent de courir, puis lui tirent dessus sous prétexte de "tentative d'évasion". 

Commandants

 

  • 15 octobre 1935 au 4 février 1938 Oberst Heinz Guderian
  • 1er mars 1938 au 16 février 1942 Generalmajor Rudolf Veiel
  • 17 février 1942 au 31 mai 1942 Generalmajor Hans-Karl Frhr. von Esebeck
  • 1er juin 1942 au 4 septembre 1942 Generalmajor Arno von Lenski
  • 5 septembre 1942 au 31 janvier 1944 Oberst, puis Generalmajor Vollrath Lübbe
  • 1er février 1944 au 4 mai 1944 Generalleutnant Heinrich Frhr. von Lüttwitz
  • 5 mai 1944 au 27 mai 1944 Generalleutnant Franz Westhoven
  • 27 mai 1944 au 31 août 1944 Generalleutnant Heinrich Frhr. von Lüttwitz
  • 1er septembre 1944 au 20 septembre 1944 Oberst Gustaf-Adolf von Nostitz-Wallwitz
  • 21 septembre 1944 au 14 décembre 1944 Oberst, puis Generalmajor Henning Schonfeld
  • 15 décembre 1944 au 19 mars 1945 Oberst, puis Generalmajor Meinrad von Lauchert
  • 20 mars 1945 au 31 mars 1945 Generalmajor Oskar Munzel
  • 1er avril 1945 au 7 mai 1945 Oberst Carl Stollbrock
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