Arnould Arthur
Arthur Arnould (aussi connu sous le pseudonyme de Arthur Matthey), né le 17 avril 1833 à Dieuze (Meurthe) et mort le 26 novembre 1895 à Paris, est un ancien employé de l’Assistance publique, écrivain et journaliste libertaire français. Il participe activement à la Commune de Paris et est un membre actif de la Première Internationale.
Arnould naît dans une famille aisée et intellectuelle. Son père, Edmond Arnould, était professeur au Collège de France. Après une courte carrière administrative à la préfecture de la Seine, Arthur Arnould, devient journaliste d'opposition au Second Empire. Il fut aussi théosophe et martiniste.
D'abord secrétaire de rédaction à la Revue nationale puis rédacteur à la Revue moderne, il a publié des articles sur différents auteurs, notamment sur Edgard Poe. Il débuta en politique dans l'Opinion nationale et dans L'Époque, où il fait l'objet d'une condamnation à la suite d'un article, « La foire aux sottises », dans lequel il avait critiqué sans ménagement les sergents de ville parisiens. Il fonde le Journal du peuple avec Louis Noir et quelques autres rédacteurs de la Marseillaise. Il écrit aussi dans l'Avant-Garde. Après la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, il est nommé adjoint au maire du IVe arrondissement. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le IVe et le VIIe arrondissements, avec 8 608 voix. Il est d'abord membre de la Commission des Relations extérieures, puis de celle du Travail et de l'Echange (6 avril), puis des Subsistances (21 avril) et enfin de l'Enseignement (4 mai). Le 1er mai il est chargé du Journal Officiel de la Commune.
De tendance proudhonienne et anarchisante, il appartient à la minorité du Conseil et vote contre la création du Comité de Salut public. Il demande à ce que les séances du conseil soient aussi publiques que possible, que les rapports militaires soient affichés et que le secret soit supprimé. D'après Paul Delion (auteur des Membres de la Commune et du Comité central en 1871), Arthur Arnould était très isolé au sein du Conseil, à la fois traité d'aristocrate à cause de sa mise soignée et de réactionnaire à cause de ses protestations. Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Suisse et ne revient en France qu'après l'amnistie de 1880. Il a écrit L'État et la Révolution (1877), une Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, éditée en 1878 à Bruxelles par Henry Kistemaeckers, et quelques romans sous le pseudonyme d'Arthur Matthey, Matthey du nom de sa première épouse.
En 1890, il épouse l'artiste Delphine de Cool.
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