Brandt Rudolf

Publié le par Mémoires de Guerre

Rudolf Brandt (2 juin 1909, Francfort-sur-l'Oder — 2 juin 1948, Landsberg am Lech), était un officier de la Schutzstaffel (SS) et un fonctionnaire allemand.

Brandt Rudolf

Carrière

Docteur en droit en 1934, il entre comme conseiller au ministère de l'Intérieur. Il s'inscrit au Parti nazi en 1932 puis à la SS en 1933. Dès décembre 1933, il fait partie de l'état-major du Reichsführer-SS Heinrich Himmler, dont il devient le conseiller personnel de 1936 à la fin de la guerre. Il est également son officier de liaison auprès du ministère de l'Intérieur, qu'il rejoint en 1943. Brandt fait partie de ceux qui planifient l'assassinat de 86 Juifs détenus en camps de concentration, afin d'enrichir la collection de squelettes de l'institut d'anatomie de la SS dirigé par August Hirt.

Dans les derniers jours du Troisième Reich, il fait partie des rares compagnons d'Himmler : lors d'une conversation avec Walter Schellenberg, le 13 avril 1945, Himmler lui déclare qu'il est le seul, avec Rudolf Brandt, en qui il a encore une entière confiance. Brandt est aux côtés d'Himmler lors des dernières négociations que celui-ci mène avec le comte Folke Bernadotte, fin avril 1945 et lors de sa fuite vers la Bavière, le 10 mai 1945. Brandt est capturé à Bremervörde, dans la province de Hanovre, fin mai 1945.

Accusé au Procès des médecins, il est condamné pour son appartenance à la SS, déclarée organisation criminelle lors du procès de Nuremberg, pour crime de guerre et crime contre l'humanité en raison de sa responsabilité dans l'administration et la coordination d'expériences médicales dans les camps de concentration nazis. Il est pendu à la prison de Landsberg le 2 juin 1948, jour de son 39ème anniversaire.

Procès

Lors de ce procès, il reçut le soutien du docteur Felix Kersten. Ce docteur, médecin de Himmler, affirma devant la cour le rôle essentiel de Brandt dans sa mission humanitaire, et sa pleine participation aux travaux du docteur pour tenter d'épargner des vies. Kersten alla même jusqu'à écrire au président Truman. L'avocat de Kurt Blome, qui fit acquitter son client en montrant notamment que des imputations de Brandt contre lui étaient réfutées par des documents en la possession de l'accusation, décrivait comme suit le comportement que Brandt eut pendant le procès : « Au total, Rudolf Brandt a fait un nombre ahurissant de déclarations sous serment. Il a fourni sans scrupules à l'accusation à peu près toutes les attestations désirées pour incriminer ses coïnculpés, et avec le même empressement, il a délivré en faveur des mêmes coïnculpés des attestations qui contredisaient directement ses affirmations précédentes. »

Publié dans Médecins SS

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