Chassaing Jacques Antoine Eugène

Publié le par Rodney42

Chassaing Jacques Antoine EugèneChassaing Jacques Antoine Eugène, né le 7 juillet 1876 à Brousse (Puy-de-Dôme), décédé le 1er mars 1968 à Paris (14ème). Député du Puy-de-Dôme de 1909 à 1919 et de 1924 à 1930. Sénateur du Puy-de-Dôme de 1930 à 1944. Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Puy-de-Dôme). Député du Puy-de-Dôme de 1946 à 1955.

Eugène Chassaing qui s'était volontairement abstenu le 10 juillet 1940, sur le projet de loi portant révision constitutionnelle, ne figure pas parmi les membres du Conseil départemental du Puy-de-Dôme nommés par le gouvernement de Vichy.

Après la Libération, il retrouve son siège de conseiller général d'Anthême et préside l'Assemblée départementale à partir de 1949. Aux élections du 21 octobre 1945, pour la première Assemblée nationale Constituante, il se présente en deuxième position sur la liste radicale-socialiste conduite dans le Puy-de-Dôme par Alexandre Varenne, directeur de La Montagne. Avec 20 % des suffrages les radicaux n'obtiennent qu'un des six sièges à pourvoir.

Aux élections du 2 juin 1946, pour la seconde Assemblée nationale Constituante, Eugène Chassaing occupe la même place sur la liste du Rassemblement des gauches républicaines dirigée par le député sortant radical. Si cette liste ne progresse que de 1,8 % en suffrages exprimés, elle a deux élus en raison du tassement des communistes et des socialistes qui, en baisse respectivement de 4 et 2 %, perdent chacun un siège. Le second revenant à la liste arrivée en tête, celle de Jacques Bardoux.

Membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique et de celle du travail et de la sécurité sociale, Eugène Chassaing siège au groupe radical-socialiste. Il intervient sur le budget pour 1946 et sur le statut des fonctionnaires. Il participe aux débats constitutionnels et vote contre le projet de Constitution de la IVème République (28 septembre 1946).

Réélu aux élections législatives du 10 novembre 1946, Eugène Chassaing retrouve le groupe radical-socialiste et les deux commissions auxquelles il appartenait durant la seconde Assemblée nationale Constituante. Il est par ailleurs nommé membre de la Commission spéciale des allocations familiales (1947) et juré à la Haute cour de justice (1948). Il ne dépose qu'une proposition de loi, en faveur des retraités de la fonction publique et de leur ayants-droit mais il intervient fréquemment dans les débats concernant les domaines de compétence des commissions dont il est membre ainsi qu'en matière budgétaire et financière. Il vote le statut de l'Algérie (27 août 1947), refuse la confiance à Paul Ramadier après le départ des ministres communistes du gouvernement (30 octobre 1947) et s'oppose à la réforme électorale instituant le scrutin départemental majoritaire à un tour et les apparentements (7 mai 1951).

Alexandre Varenne étant décédé en 1947, Eugène Chassaing prend la tête de la liste du Rassemblement des gauches républicaines pour les élections législatives du 17 juin 1951. Dans ses engagements électoraux, il rappelle son attachement au scrutin d'arrondissement uninominal majoritaire à deux tours et regrette que la SFIO locale ait refusé un large apparentement qui aurait permis d'éliminer les "représentants de l'aventure gaulliste et de la dictature communiste". Avec 13,5 % des suffrages exprimés la liste conduite par Eugène Chassaing enregistre une perte de près de 9 % par rapport à la précédente consultation. Il a néanmoins la satisfaction d'être réélu, seul de sa liste, et d'obtenir à titre personnel, la confiance de 31 644 électeurs pour une moyenne de liste de 29 392 voix.

Toujours inscrit au groupe radical-socialiste, le député du Puy-de-Dôme, alors âgé de 74 ans, abandonne la Commission du travail et de la sécurité sociale mais conserve son siège à celle de la famille, de la population et de la santé publique. Comme dans les législatures antérieures, il intervient fréquemment en séance.

Avec son groupe il vote les investitures d'Antoine Pinay (6 mars 1952) et de Joseph Laniel (26 juin 1953) mais, contrairement à de nombreux radicaux-socialistes, il soutient la politique indochinoise de ce dernier, y compris après Diên-Biên-Phû (13 mai 1954) et lors de la chute du cabinet (12 juin). Cependant, après avoir voté l'investiture de Pierre Mendès France (17 juin), il approuve les accords de Genève qui mettent un terme aux hostilités en Indochine. Les radicaux se divisent à nouveau sur l'Europe et la défense.

Partisan de la construction européenne et de l'O.T.A.N, Eugène Chassaing vote contre la question préalable opposée par le général Aumeran et Edouard Henriot à la discussion du projet de ratification de la Communauté européenne de défense (30 août). Peu après, il vote les accords de Londres relatifs à la fin de l'occupation de l'Allemagne (12 octobre) et ceux de Paris qui autorisent le réarmement de la RFA. (29 décembre). Le 29 novembre 1955 il refuse la confiance au gouvernement Edgar Faure sur la date des élections et le mode de scrutin (chute du cabinet). Eugène Chassaing ne se représente pas aux élections législatives du 2 janvier 1956 qui suivent la dissolution de l'Assemblée nationale.

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