Frayssinet Marc
Marc Frayssinet (1871 à Beaumont-de-Lomagne en France - 1949 dans la même ville) était un homme politique français. Il est le père du poète Pierre Frayssinet (1904-1929). Marc Frayssinet fut
Lieutenant d'infanterie de la classe 1886, matricule 771, puis engagé volontaire pour cinq ans à la mairie de Toulouse le 28 septembre 1887 pour le 57e régiment d'infanterie qu'il intègre le 30
septembre 1887 sous le numéro 5236. Promu caporal le 4 novembre 1888, sergent le 1er septembre de l'année suivante, il se rengage pour cinq ans en 1889. Il est alors admis à l'école militaire
d'infanterie de Saint-Maixent le 5 avril 1892 par une décision militaire datée du 29 mars 1892. À sa sortie, il est nommé sous-lieutenant au 49e régiment d'infanterie (39e division, 18e corps
d'armée due la 2e Armée) par décret du 21 mars 1893 et rejoint les rangs le 1er avril 1893. Le 11 juin 1898, Marc Frayssinet est mis en non activité pour infirmité temporaire, et rayé des
contrôles le 28 juin suivant.
Ce grand bourgeois de province se fit remarquer dès 1902 par la publication de sa thèse, intitulée La République des Girondins. Pendant les premières années du vingtième siècle, Marc Frayssinet
travaillait alors comme avocat à Toulouse, ville où il défendait les syndicats d’ouvriers. Sa brillante carrière administrative passa également par le journalisme, car membre du Parti
républicain-socialiste il fut correspondant d’un journal de gauche à Toulon, et il travailla aussi à la radio de la tour Eiffel pendant l’entre-deux guerres, aux côtés de personnalités comme Jean
Nocher ; il fut élu député de Castelsarrasin en 1912 et maire de Beaumont-de-Lomagne la même année, fonction qu'il exerça jusqu’en 1924. Il fut aussi conseiller général en 1937 et membre de
l’Académie de Montauban en 1938.
Sa vie fut partagée entre la Lomagne et surtout Paris, où il possédait un appartement dans le cinquième arrondissement, rue Claude-Bernard. Une des périodes les plus difficiles de sa vie commença
à la Libération, car Marc Frayssinet, sans fidélité aucune au régime de Vichy, accepta d’être maire de Beaumont-de-Lomagne de 1940 à 1944, et ce choix lui valut de considérables ennuis lors des
excès de l’Épuration. Tout comme sa fille, il fut emprisonné à la maison d’arrêt de Montauban, mais on lui permit d'en partir plusieurs mois après. Cet épisode est relaté dans le livre de
Fabienne Frayssinet Quatre saisons dans les geôles de la Quatrième république, publié en 1954.