Jacob André

Publié le par Rodney42

André Étienne Albert Jacob, né le 14 avril 1909 à la Croix de Montfleury à Corenc en Isère, est un polytechnicien, séminariste, militaire, pilote de la France libre et résistant français disparu lors d'un vol à bord du Bristol Blenheim N3623 en effectuant une mission de reconnaissance entre Douala et Libreville le 9 novembre 1940. Il participa au premier bombardement des Forces aériennes françaises libres en juillet 1940.

Après l’École polytechnique il rentre comme sous-lieutenant à l’école d'Application de l'Aéronautique à Versailles. Il est breveté observateur en 1931 et quitte l’armée, il poursuit alors une carrière d'industriel et complète sa formation à la Faculté des sciences de Paris. Il effectue également des recherches personnelles en thermodynamique. En 1937 il s'oriente vers le sacerdoce et entre au séminaire des Carmes. Il est mobilisé comme lieutenant de réserve en 1939 et affecté successivement au Groupe aérien d’observation 504 à Chartres puis au Groupe de reconnaissance 1/14 ou il est cité à l’ordre de la brigade aérienne.

Lors de l'armistice de 1940 il décide de rejoindre l’Angleterre et la France libre2 dès le 24 juin. Il est affecté au 149 Squadron de la Royal Air Force comme radio mitrailleur, il participe à bord d'un Vickers Wellington, avec le lieutenant Roques et le sergent Morel, au premier bombardement des Forces aériennes françaises libres (FAEFL) en juillet 1940 (nuit du 15 au 16 ou 21 suivant les sources) au dessus de la Ruhr.

Sa dernière affectation est le Groupe mixte de combat no 16 , comme observateur, sous les ordres du lieutenant-colonel Lionel de Marmier. Le 9 novembre 1940, il quitte Douala à bord du Bristol Blenheim N3623 avec l'adjudant radio Yvon Tazzer et le sergent-chef pilote Jacques Le Guyader pour une mission de reconnaissance, il n'atteindra jamais Libreville. Sur sa fiche du secrétariat général pour l'administration il est noté mort au combat à Libreville le 9 novembre 1940, mention « Mort pour la France ».

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif de l’École polytechnique situé dans la cour du ministère de la Recherche, 21 rue Descartes à Paris « À la gloire des polytechniciens morts pour la France ». Le 21 juin 1941, par décret, le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération et la Croix de guerre avec palme à titre posthume et en fait un Compagnon de la Libération, cette décoration n'a été remise qu'a 1038 personnes « pour de hauts-faits lors de la Libération de la France ».

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Publié dans Résistants

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