Urdangarin Inaki

Publié le par Mémoires de Guerre

Iñaki Urdangarin Liebaert, né le 15 janvier 1968 à Zumarraga, est un ancien joueur de handball espagnol, ayant joué en équipe nationale. Époux de l'infante Cristina de Borbón, seconde fille du roi Juan Carlos Ier d'Espagne. Par ce mariage, il est devenu duc consort de Palma de Majorque (de 1997 à 2015, date où le titre a été retiré à son épouse). Du 4 octobre 1997 (date de son mariage) au 19 juin 2014 (date d'accession au trône de Felipe VI), le duc était membre de la famille royale officielle d'Espagne. Depuis, il est membre de la famille du roi (l'Espagne faisant la distinction entre la famille du roi et la famille royale officielle). 

Urdangarin Inaki
Urdangarin Inaki

Études

Diplômé de l'École supérieure d'administration et de direction d'entreprises (ESADE) de Barcelone.

Vie professionnelle (après le handball)

En 2006, il entre au service de l'entreprise Telefonica, pour participer à la tenue de ses forums Générations Actives, en tant que président d'honneur. De 2009 à 2013, il occupe des responsabilités internationales, pour cette même entreprise, pour un salaire de 1,5 million d'euros par an. Pour ce travail, il a déménagé à Washington avec son épouse et ses enfants. En 2012, il rentre avec sa famille à Barcelone.

Vice-président du Comité olympique espagnol

En février 2004, Inaki Urdangarin est nommé premier vice-président du Comité olympique espagnol (COE), dont il est membre depuis 2001. Il occupe ce poste jusqu'en octobre 2005 . 

Mariage et descendance

Le 4 octobre 1997 à Barcelone, à tout juste 29 ans, il épouse l'infante Cristina de Borbón, seconde fille du roi Juan Carlos Ier et de la reine Sofía. De ce mariage naissent quatre enfants, trois fils et une fille, tous nés à Barcelone et considérés comme grands d'Espagne avec le traitement d'« excellence », selon le décret royal du 6 novembre 1987 :

  • Juan Valentín de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 29 septembre 1999)
  • Pablo Nicolás Sebastián de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 6 décembre 2000)
  • Miguel de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 30 avril 2002)
  • Irene Urdangarin y de Borbón (née le 5 juin 2005)

Depuis l'abdication du roi Juan Carlos Ier en faveur de son fils Felipe VI, le 19 juin 2014, l'infante Cristina et Inaki Urdangarin restent membres de la famille royale d'Espagne, en qualité de membres de la famille du roi (l'Espagne faisant la distinction entre la famille royale officielle, et la famille du roi). 

Représentations officielles

De la date de son mariage en 1997, jusqu'en décembre 2011 (affaire Noos, voir ci-après), le duc était très actif au sein des activités royales, avec son épouse. Par exemple, pour reprendre des représentations récentes, recensées par le site de la Maison Royale d'Espagne. Le 14 septembre 2011, le couple est invité par le président Barack Obama au gala de l'Institut hispanique des États-Unis. En 2009, le gouvernement régional de la Catalogne reçoit les duc et duchesse de Palma de Majorque, afin de les nommer membres d'honneurs d'un cercle culturel, lié à la musique. En 2008, Ils président la finale de l'open de tennis de Barcelone, et remettent la coupe à Rafael Nadal. Ils présideront également une exposition culturelle et historique, à Saragosse. La même année, le couple visite l'université Harvard avec l'ambassadeur d'Espagne aux États-Unis. Le lendemain, ils visitent la bibliothèque de Boston. En 2005, à Barcelone, le duc et la duchesse présidaient la remise d'un prix littéraire. 

Urdangarin Inaki

Affaire Nóos

En novembre 2011, Iñaki Urdangarin et ses associés font l'objet d'une enquête dans le cadre de l'affaire Nóos, elle-même dérivée de l'affaire Palma Arena. Le 10 novembre, les médias annoncent le probable détournement de fonds publics à partir de l'Institut Nóos que préside Iñaki Urdangarin. L'enquête porte également sur Carlos García Revenga, trésorier de l'Institut Nóos et secrétaire des Infantes, au service de la Maison royale. Le 12 décembre 2011, le palais de la Zarzuela publie un communiqué dans lequel il est précisé qu'Iñaki Urdangarin est écarté des activités officielles de la famille royale, pour son comportement jugé « non exemplaire », selon la Maison royale. Dans son traditionnel message de Noël, le 24 décembre 2011, le roi Juan Carlos fait implicitement allusion à cette affaire.

Le 29 décembre 2011, l'époux de l'infante Cristina d'Espagne est mis en examen pour malversation, fraude fiscale, trafic d'influence, escroquerie et blanchiment. L'audience devrait avoir lieu à la mi-2015. Le 3 avril 2013, l'infante Cristina est mise en cause dans cette affaire, soupçonnée de complicité dans les détournements de fonds présumés. Si la procédure est un temps suspendue à la demande du parquet le 7 mai, l'infante est de nouveau inquiétée par la justice et devra comparaître pour complicité dans les délits contre le fisc. Depuis 2013, l'affaire judiciaire de plus en plus axée sur son épouse, n'exempte pas pour autant Iñaki Urdangarin de poursuites. Ce qui amène les médias à dévoiler le statut de protection, dû à son rang, que lui accorde le gouvernement lors de déplacements nécessaires à l'instruction judiciaire, comme en décembre 2014.

En février 2015, il est révélé que le juge Castro à l'origine des poursuites contre l'infante Cristina et son époux, sera prochainement mis à la retraite. Le juge avait demandé à prolonger son temps de travail, pour continuer l'instruction de cette affaire, ce qui lui a été refusé. Le 11 janvier 2016, l'ouverture du procès a lieu. Iñaki Urdangarin et son épouse comparaissent auprès de 16 autres prévenus. La prochaine audience est fixée au 9 février 2016. Le 3 mars 2016, lors de son témoignage au tribunal, l'infante Cristina témoigne en sa faveur, en déclarant de nouveau être « convaincue de l'innocence » de son époux, et ajoute : « il a toujours été bien conseillé ». Le 10 juin 2016, la Justice requiert 19 ans et demi de prison à l'encontre d'Inaki Urdangarin, et ne réclame aucune peine à l'encontre de son épouse, contrairement à l'accusation populaire (procédé judiciaire espagnol, qui permet à la partie civile de requérir) qui maintient une demande de 8 ans de prison.

Le 14 juin 2016, les défenseurs d'Inaki Urdangarin et de son épouse plaident pour un acquittement du couple. Il est rappelé qu'Inaki Urdangarin s'est déjà acquitté d'un versement de 1,2 million d'euros, ordonné par la Justice. Par ailleurs, la défense met en évidence les dysfonctionnements de l'accusation populaire (l'association Manos Limpias), notamment en raison de ses propres affaires judiciaires, et à ce titre plaide pour l'acquittement. En effet, l'association Manos Limpias (Mains propres) est accusée de diverses fraudes financières, et surtout de tentative d'extorsion de fonds à l'encontre de l'infante et de son époux (voir ci-après). 

Dérives judiciaires

Lors de la comparution de son épouse, le 8 février 2014, dans le bureau du juge Castro, un film de l'audition est réalisé. La vidéo clandestine est publiée par le journal El Mundo. L'infante porte plainte. Cependant, plus d'un an après, la vidéo est toujours présente sur le site du journal. En juillet 2015, il est annoncé qu'un procès aura lieu, pour juger les protagonistes à l'origine de la vidéo. Le couple doit faire face à d'autres fuites judiciaires dans les médias, qui touchent à la vie privée, notamment des mails qui n'ont pas de lien avec l'affaire. Par exemple, en avril 2015, des échanges amicaux captés par la justice, entre Inaki Urdangarin et des membres de la famille royale bulgare sont dévoilés. 

Arrestation de la partie civile (2016)

Le 18 avril 2016, l'association Manos Limpias (Mains propres) qui s'est portée partie civile contre Inaki Urdangarin et l'infante Cristina fait l'objet de poursuites judiciaires. Son dirigeant Miguel Bernad est arrêté. Il est accusé de tentative d'extorsion de fonds auprès du couple, en ayant proposé de se retirer de l'accusation, contre la somme de 3 millions d'euros. Le procureur exige la prison à l'encontre de Miguel Bernad et de Luis Pinada (un autre protagoniste de l'affaire). 

Verdict et appel (2017)

Le 17 février 2017, Inaki Urdangarin est condamné à 6 ans et 3 mois de prison. Son épouse, l'infante Cristina, est relaxée, mais condamnée à une amende de 265 000 €. Inaki Urdangarin dépose un recours en appel. Le 23 février 2017, le tribunal décide de le laisser libre, dans l'attente du second jugement en appel. En effet, le procureur n'exige pas d'incarcération, sous condition du versement d'une caution (de 200 000 €). Les juges vont plus loin, et décident de laisser Inaki Urdangarin, libre, sans même verser de caution.

Rebondissement judiciaire - tribunal mis en cause (2018)

Le 15 mai 2018, la Cour Suprême espagnole, où Inaki Urdangarin a porté l'affaire, révèle que l'expert du dossier a commencé à travailler en secret avec le juge Castro (qui avait mis en examen Inaki Urdangarin et son épouse), bien avant que l'affaire ne soit instruite et que le juge soit saisi. Cet expert, du nom de Rafael Balaguer, ne nie pas les faits et révèle même qu'il n'a jamais été nommé officiellement par le tribunal. La Cour Suprême cite à comparaître Rafael Balaguer, pour faux témoignage, le 8 juin 2018. 

Prison depuis 2018

Le Tribunal suprême rend son jugement le 12 juin 2018 et baisse l'amende de l'infante à 136 950 € et fait passer la peine de prison ferme d'Iñaki Urdangarin à 5 ans et 10 mois, qui est incarcéré le 18 juin à la prison de Brieva, à une centaine de kilomètres au nord de Madrid. Il est le premier (et le seul à ce jour) membre d'une famille royale contemporaine à être incarcéré. 

Sorties partielles

A compter du 19 septembre 2019, Inaki Urdangarin est autorisé à sortir de prison deux jours par semaine, afin d'effectuer du bénévolat dans un centre d'hébergement de jour. Pour des raisons de sécurité, liées à la particularité de sa situation familiale, il est conduit à ce centre dans une berline aux vitres semi-teintées, comme le souligne les médias. Son arrivée à ce centre est filmée et photographiée par les journalistes. 

Vie familiale en Suisse

Lors de l'été 2013, son épouse et ses enfants s'installent en Suisse. L'infante Cristina loue un appartement dans un hôtel particulier de la rue des Granges (réputée pour être celle de nombreux aristocrates) à Genève. Pour leur emménagement, la députée Loly Bolay, ancienne présidente du Grand Conseil genevois, rencontre le couple pour lui souhaiter la bienvenue. Iñaki Urdangarin reste d'abord en Espagne, pour plus de praticité, en raison de l'affaire judiciaire (citée plus haut), puis il rejoint le nouveau domicile familial peu de temps après. Depuis, il n'est pas rare que la presse parle de la nouvelle vie de l'ex-duc et duchesse de Palma de Majorque, avec leurs quatre enfants. 

Titulature

  • 4 octobre 1997 – 12 juin 2015 : Son Excellence le duc de Palma de Majorque
  • depuis le 12 juin 2015 : Son Excellence Iñaki Urdangarin Liebaert

Par son mariage en 1997, Iñaki Urdangarin devient duc de Palma de Majorque, par jure uxoris, et à ce titre grand d'Espagne, avec prédicat d'« excellence ». Le 12 juin 2015, son beau-frère le roi Felipe VI retire ce titre ducal conféré à son épouse, et Iñaki Urdangarin en perd l'usage également, de fait. Après le retrait du titre ducal à son épouse, il conserve néanmoins son prédicat d'excellence, Iñaki Urdangarin bénéficiant également de ce prédicat en qualité de grand-croix de l'ordre royal du Mérite sportif espagnol. 

Carrière sportive

Club

  • FC Barcelone : de 1986 à 2000

Palmarès

En club

Avec le FC Barcelone :

Compétitions internationales

  • 6 fois vainqueur de la Ligue des champions : 1991, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000.
  • 2 fois vainqueur de la Coupe des coupes : 1994, 1995
  • 4 fois vainqueur de la Supercoupe d'Europe : 1996, 1997, 1998, 1999

Compétitions nationales

  • 10 fois vainqueur du Championnat d'Espagne : 1988, 1989 (en), 1990 (en), 1991 (en), 1992 (en), 1996 (en), 1997 (en), 1998 (en), 1999 (en), 2000 (en)
  • 7 fois vainqueur de la Coupe du Roi : 1988, 1990, 1993, 1994, 1997, 1998, 2000
  • 3 fois vainqueur de la Coupe ASOBAL : 1995, 1996, 2000
  • 9 fois vainqueur de la Super Coupe d'Espagne : 1986, 1988, 1989, 1990, 1991, 1993, 1996, 1997, 1999

En équipe nationale d'Espagne

Jeux olympiques

  • Médaille de bronze, Jeux olympiques Médaille de bronze aux Jeux olympiques 1996 d'Atlanta, (États-Unis)
  • Médaille de bronze, Jeux olympiques Médaille de bronze aux Jeux olympiques 2000 de Sydney, (Australie)
  • 6e place aux Jeux olympiques 1992 de Barcelone, (Espagne)

Championnats d'Europe

  • Médaille de bronze, Europe Médaille de bronze au Championnat d'Europe 2000 en Croatie
  • 5e place au Championnat d'Europe 1994 au Portugal

Championnats du monde

  • 5e place au Championnat du monde 1993 en Suède
  • 7e place au Championnat du monde 1997 au Japon
  • 4e place au Championnat du monde 1999 en Égypte
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article