Le Boucher

Publié le par Claude Chabrol

Le Boucher est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol en 1969 et sorti en salles en 1970. A Trémolat, en Périgord. On célèbre le mariage de l'instituteur Léon Hamel. Au cours du repas, le boucher Paul Thomas, dit «Popaul», revenu au pays pour reprendre le commerce de son père après plusieurs années d'absence, fait la connaissance d'Hélène Marcoux, l'institutrice. Tous deux se lient d'amitié et se voient régulièrement. Popaul fait une cour assidue à Hélène, qui résiste gentiment mais lui offre un briquet pour sa fête. Entre-temps, une femme d'un village voisin est trouvée morte, assassinée à coups de couteau, dans un bois des alentours. Au hasard d'une promenade avec ses élèves, Hélène découvre une autre victime et, à côté d'elle, le briquet offert à Popaul...

Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi
Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi
Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi
Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi
Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi
Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi

Le Boucher de Claude Chabrol avec Stéphane Audran - Jean Yanne - Roger Rudel - Dominique Zardi

Fiche technique

  • Titre original : Le Boucher
  • Réalisation : Claude Chabrol
  • Scénario et dialogues : Claude Chabrol
  • Décors : Guy Littaye
  • Costumes (S. Audran) : Joseph Poulard
  • Photographie : Jean Rabier
  • Cadreur : Claude Zidi
  • Son : Guy Chichignoud
  • Musique : Pierre Jansen ; chanson de Dominique Zardi ; orchestre dirigé par André Girard
  • Montage : Jacques Gaillard
  • Production : André Génovès
  • Directeur de production : Fred Surin
  • Sociétés de production : France Les Films de La Boétie, Italie Euro International Film
  • Sociétés de distribution : ParaFrance
  • Pays d'origine : France, Italie
  • Langue originale : français
  • Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 1,85:1 — son Mono
  • Genre : Drame, Thriller
  • Durée : 93 minutes
  • Date de sortie en salles : France : 27 février 1970 (première) ; 25 juillet 2001 (ressortie en salles), États-Unis : 12 septembre 1970 (Festival du film de New York)

Distribution

  • Stéphane Audran : Hélène David
  • Jean Yanne : Paul Thomas, dit « Popaul »
  • Roger Rudel : inspecteur Grumbach
  • William Guérault : Charles
  • Mario Beccaria : Léon Hamel
  • Antonio Passalia : Angelo
  • Pascal Ferone : Père Charpy
  • Dominique Zardi : doublure chant d'Antonio Passalia
  • Les habitants de Trémolat

Critique du 27/09/2014 Par Guillemette Odicino

Genre : noces rouges.

Mlle Hélène, la directrice de l'école, est instruite, belle, libérée, jupes courtes et Gauloise sans filtre. Popaul est boucher, fruste, revenu de toutes ces guerres qui laissent le goût du sang, à jamais. Mais tuer n'empêche pas de tomber amoureux. Lors d'une sortie scolaire aux grottes préhistoriques, Hélène parle avec tendresse de Cro-Magnon à ses élèves et leur explique que « les aspirations sont des désirs débarrassés de leur sauvagerie ». Comme le sont ceux de Popaul quand il regarde Mlle Hélène.

La belle, hélas, n'est pas toujours là pour faire oublier l'odeur du sang à la bête. Ce sang qui lui bat les tempes. Qui afflue soudain dans ce tranquille village périgourdin. Ce sang dont une goutte tombe d'un cadavre sur la tartine d'une écolière. Popaul offre un gigot à Mlle Hélène comme s'il lui offrait des roses. Sous un chêne, lors d'une conversation sur la nécessité de faire ou non l'amour pour échapper à la folie, c'est elle qui lui offre un briquet. Allumeuse...

Peinture millimétrée de la petite province, étude glaçante de la fascination réciproque entre nature et culture, grande histoire d'amour ratée et portrait presque tendre d'un assassin : tout, dans ce Chabrol, est d'une précision et d'une huma­nité diaboliques. — Guillemette Odicino

Critique lors de la sortie en salle le 25/08/2007 Par Guillemette Odicino-Olivier

Film de Claude Chabrol (France/Italie, 1970). Image : Jean Rabier. Musique : Pierre Jansen. 95 mn. Avec Jean Yanne : Popaul. Stéphane Audran : Mlle Hélène.

Genre : noces rouges.

Mlle Hélène, la directrice de l'école, est instruite, belle, libérée, jupes courtes et Gauloises sans filtre assumées. Popaul est boucher, fruste, revenu de toutes ces guerres qui laissent le goût du sang, à jamais. Mais on peut tuer et tomber amoureux. Lors d'une sortie scolaire aux grottes préhistoriques, Hélène parle avec tendresse de Cro-Magnon à ses élèves et leur explique que « les aspirations sont des désirs ­débarrassés de leur sauvagerie ». Comme le sont ceux de Popaul quand il regarde Mlle Hélène.

Mais la belle n'est pas toujours là pour faire « oublier l'odeur du sang » à la bête. Ce sang qui lui bat les tempes. Qui afflue soudainement dans ce tranquille village périgourdin. Ce sang dont une goutte tombe d'un cadavre sur la tartine d'une écolière. Popaul offre un gigot à Mlle Hélène comme s'il lui offrait des roses. Sous un chêne, lors d'une conversation sur la nécessité de faire ou non l'amour pour échapper à la folie, c'est elle qui lui offre un briquet. Allumeuse...

Peinture millimétrée d'une petite province, étude glaçante de la fascination réciproque entre nature et culture, grande histoire d'amour ratée, et portrait presque tendre d'un assassin, ce Chabrol est d'une précision et d'une humanité diaboliques. Indélébile comme les auréoles sur les tabliers de boucher. Guillemette Odicino-Olivier

Publié dans Films

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