Women's Auxiliary Air Force (WAAF)
La Women's Auxiliary Air Force (WAAF, ou WAAFs pour désigner ses membres) est une Force féminine auxiliaire de l'aviation de la Royal Air Force (RAF) durant la Seconde Guerre mondiale, fondée le 28/06/1939. À sa force maximale, en 1943, elle comptait 180 000 membres, avec plus de 2 000 nouvelles recrues féminines par semaine.
Une Women's Royal Air Force avait existé entre 1918 et 1920. La nouvelle WAAF, Women's Auxiliary Air Force fut créée le 28 juin 1939 par regroupement des 48 compagnies spécifiques auxiliaires de la R.A.F., jusqu'alors inscrites sous l'Auxiliary Territorial Service (ATS), entité de statut territorial, non affiliée aux forces armées, formée dès 1938. La conscription au sein de la WAAF n'a ensuite pas eu lieu avant le 12 juin 1941 et ne s'appliquait qu'aux femmes non mariées âgées de 20 à 30 ans. En vertu d'un acte du Parlement de décembre 1941, elles avaient le choix entre les divers services auxiliaires, ce qui pouvait impliquer le travail en usine, et, quelque temps plus tard, l'exemption concernant les épouses eut à être également levée.
Les WAAFs ne servaient pas comme personnel navigant. L'utilisation de pilotes féminines fût limité à l'Air Transport Auxiliary, qui était civil. Elles ne participaient pas non plus aux combats, bien qu'elles fussent exposées aux mêmes dangers que n'importe quels civils travaillant aux bases militaires. Elles furent actives dans le pliage de parachutes et comme équipières de ballons de barrage, en plus de remplir des postes d'intendance, de météorologie, de radar, de transport, de téléphonie et de télégraphe.
Elles décryptèrent des codes et des chiffres, analysèrent des photos de reconnaissance et remplirent des missions de renseignements. Les WAAFs jouèrent un rôle essentiel dans le contrôle sol-air, aussi bien dans les stations radars que dans les salles d'opérations, en tant que traceuses. Ce rôle fut vital lors de la Bataille d'Angleterre, permettant de diriger les avions de combat contre la Luftwaffe, en traçant les routes des intrus. Certaines femmes du WAAF furent recrutées par le service secret Special Operations Executive et envoyées dans les pays occupés et y appuyer la Résistance, en tant que courrier ou opératrice radio de réseaux clandestins. Par exemple, sur les 50 femmes qui furent envoyées en France, il y eut 14 WAAFs, dont 6 y laissèrent la vie : Yolande Beekman, Muriel Byck, Noor Inayat Khan, Cecily Lefort, Lilian Rolfe, Diana Rowden.
Elles sont honorées au Mémorial de Valençay parmi les 104 agents de la section F du SOE morts pour la France. En revanche, les infirmières appartenaient à la Princess Mary's Royal Air Force Nursing Service (PMRAFNS). Les officiers féminins de la branche médicale et dentaire étaient nommés dans la Royal Air Force et y détenaient des grades. Les WAAFs étaient payées deux-tiers du salaire de leur équivalent masculin. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'effectif de la WAAF déclina et l'effet de démobilisation provoqua le départ de milliers de femmes. Le reliquat, au nombre de 700 aujourd'hui, fut renommé en Women's Royal Air Force le 1er février 1949.
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