Praljak Slobodan

Publié le par Mémoires de Guerre

Slobodan Praljak, né le 2 janvier 1945 à Čapljina et mort le 29 novembre 2017 à La Haye, est un écrivain, réalisateur, officier et homme politique croate de Bosnie-Herzégovine, condamné pour crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

Praljak Slobodan
Praljak Slobodan
Praljak Slobodan
Praljak Slobodan
Praljak Slobodan
Praljak Slobodan

Diplômé de la Faculté d'ingénierie électrique de l'université de Zagreb (1970), puis de la Faculté de sciences humaines et de sciences sociales (1971) et enfin de l'Académie d'art dramatique de Zagreb (1972), Slobodan Praljak travaille comme directeur de théâtre à Zagreb, Osijek et Mostar. Pendant les années 1980, il réalise des séries télévisées (Blesan i Tulipan), des téléfilms (Novela od Stanca, Sargaško more), des documentaires (Smrt psa, Sandžak, Duhan), ainsi que le long métrage Povratak Katarine Kožul (1989).

En 1991, lorsque la guerre de Croatie éclate, Slobodan Praljak s'engage dans l'armée croate et dirige une unité formée d'artistes et d'intellectuels, avec laquelle il défend victorieusement la ville de Sunja contre les forces yougoslaves. Il est alors fait général, entre au ministère de la Défense et devient l'un des 14 membres du Conseil de défense croate (HVO), dont il prend le commandement du 24 juin au 8 septembre 1993. Il est responsable de crimes de guerre à Mostar1 et de la destruction du pont ottoman, en novembre 1993, avant de démissionner de ses fonctions au HVO.

Après la guerre, Slobodan Praljak travaille comme homme d'affaires. Le 5 avril 2004, il se rend à la justice et est transféré au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Il est jugé en 2013 pour crimes de guerre, avec cinq autres responsables politiques et militaires croates de Bosnie (Jadranko Prlić, Bruno Stojić, Milivoj Petković, Berislav Pušić et Valentin Ćorić), et condamné à 20 ans de prison. Sa condamnation est confirmée en appel le 29 novembre 2017. À l'énoncé du verdict, il se suicide en avalant le contenu d'une fiole de poison, après avoir crié « Slobodan Praljak n’est pas un criminel de guerre », puis « Je rejette avec mépris votre verdict ».

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