Altman Janina
Janina Altman née Hescheles le 2 janvier 1931 à Lwów, (aujourd’hui Lviv en Ukraine) est une chimiste israélienne et écrivaine polonaise et israélienne.
Janina Altman est née dans une famille juive polonaise. Son père, Henryk Hescheles, frère de Marian Hemar, dirigeait le journal sioniste en langue polonaise Chwila (Le Moment), un des plus importants périodiques de Lwow avant la Seconde Guerre mondiale. Henryk Hescheles est tué en juillet 1941 dans les premiers jours de l’Occupation allemande. Sa mère, Amalia née Blumenthal, a été enseignante d’hébreu. En mai 1943 elle se suicide avec le personnel de l’hôpital du ghetto dans le camp Janowska. Janina Altman a aussi été enfermée dans le camp Janowska, où elle écrivait et récitait ses poèmes aux prisonnières. Cela a attiré l’attention de Michał Borwicz qui organisait dans le camp des réunions littéraires clandestines.
Les amis de Michał Borwicz de la résistance polonaise actifs dans le comité d’aide aux Juifs - Żegota organisent son évasion, puis à sa demande ont également fait évader Janina en octobre 1943. Elle a été cachée à Cracovie dans plusieurs familles pour finalement, en octobre 1944, être placée à l’orphelinat géré par Jadwiga Strzałecka à Poronin et après la fin de la guerre à Sopot, où elle restera jusqu’à son baccalauréat en 1949. En orphelinat, à la demande de Maria Hochberg-Marianska et de Borwicz, elle rédige ses mémoires de Lwów, qui sont publiées en 1946 par le Comité de Juifs Polonais sous le titre Oczyma dwunastoletniej dziewczyny (À travers les yeux d’une fille de douze ans) — un de plus poignants témoignages des atrocités de l’occupation de Lwów.
Ce livre a été traduit plus récemment en plusieurs langues. En 1950 elle émigre en Israël. Elle étudie la chimie au Technion à Haïfa, où un 1962 elle obtient un doctorat en chimie. Ensuite elle travaille au Technion, à l’Institut Weizmann et à l’Université technique de Munich. Le séjour en Allemagne lui inspira la réflexion sur l’attitude des scientifiques allemands pendant la période nazie dont le fruit sera, en 2007, la monographie la Rose blanche. Elle vit à Haifa, et depuis la première intifada (1987-1991), milite dans le mouvement pacifiste des Femmes en Noir.
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