Castelli Joseph

Publié le par Mémoires de Guerre

Joseph Castelli, né le 4 juin 1948 à Penta-di-Casinca en Haute-Corse, est un homme politique français. Il est président du conseil général de la Haute-Corse de 2010 à 2014 et sénateur de la Haute-Corse depuis le 28 septembre 2014. Il est membre du Mouvement Radical. 

Castelli Joseph

Carrière politique

Joseph Castelli a été premier adjoint de Penta-di-Casinca en 1977. En 1982, il est élu conseiller général du canton de Vescovato. Il est maire de Penta-di-Casinca de 1983 au 9 novembre 2010. Son fils Yannick Castelli lui succède à la tête de la mairie le 20 novembre 2010. Le 9 novembre 2010, il succède à Paul Giacobbi à la présidence du Conseil départemental de la Haute-Corse. Il est réélu le 31 mars 2011. En juin 2014, il annonce sa candidature aux élections sénatoriales. Il est élu sénateur le 28 septembre 2014. Le 22 décembre 2014, il démissionne "pour raison de santé" de la présidence du conseil général, en précisant qu'il conserverait son mandat de sénateur et son siège de conseiller général. En mars 2017, il apporte son parrainage à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle. 

Corruption et affaires judiciaires

Le bureau du Sénat a levé en octobre 2015 l’immunité parlementaire de Joseph Castelli. Soupçonné de détournement de fonds publics, il est mis en examen en janvier 2016 pour « recel d'abus de biens sociaux et corruption » avec sa femme et trois chefs d'entreprise, mais laissé en liberté contre une caution de 200 000 euros. L'un des entrepreneurs reconnait en mars 2017 avoir travaillé « quasi-bénévolement » à la construction d'une luxueuse villa de Joseph Castelli. Ce dernier, informé par des fuites des soupçons de la justice, lui aurait ensuite demandé de lui faire des devis rétroactifs et des fausses factures pour faire croire qu’il avait payé ses travaux. 

Il est jugé en janvier 2021 devant le tribunal correctionnel de Bastia pour trafic d’influence passif, recel de biens provenant d’un délit, blanchiment aggravé et faux en écriture pour ces faits allant de 2009 à 2016. Il fait également l'objet d'une enquête préliminaire depuis novembre 2016 pour « minoration de déclaration de patrimoine », plusieurs centaines de milliers d'euros n'auraient en effet pas été mentionnés dans sa déclaration. Il aurait sous-estimé volontairement la valeur de sa résidence principale en l’évaluant à 353 000 euros tandis que France Domaines l’estimait à plus d’un million d’euros. En octobre 2018, M. Castelli est condamné pour ces faits par le tribunal correctionnel de Bastia à deux mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende. 

Ses déclarations

  • En 2012, les tarifs du transport scolaire pour la rentrée sont à la hausse. Joseph Castelli affirme que « Nous nous sommes alignés aux autres départements français » et que « Notre département est en tête en termes de coût de transport. Il faut bien que je trouve des recettes nouvelles ».
  • En mars 2014, il s'oppose au nouveau découpage cantonal pour la Haute-Corse et déclare « Je regrette profondément que le gouvernement soit resté inflexible sur les modestes demandes de modifications du découpage proposé. ».
  • En avril 2013, après l'assassinat du Président du Parc naturel de Corse, Jean-Luc Chiappini, Joseph Castelli a déclaré que c'« était un homme de conviction, un homme engagé ».
  • En mars 2014, il participe à Bastia à la marche silencieuse en hommage à Jean Leccia.
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