M. Valls, non à l'extradition de M. Abliazov vers la torture

Publié le par Acat France

L'ACAT et Open Dialog adressent une lettre ouverte au Premier ministre pour lui demander de ne pas extrader vers la torture un opposant kazakh. 

M. Valls, non à l'extradition de M. Abliazov vers la torture

A la tête de l’État depuis 25 ans, le président Kazakh devrait être réélu ce dimanche avec plus de 80% ou 90% des voix. Le « Père de la Nation » comme Nursultan Nazarbaïev aime se faire appeler, continue à supprimer dans son pays toute opposition politique et permet à ses forces de sécurité de recourir largement à la torture à l’encontre des dissidents ou des détenus de droit commun, comme l’ACAT l’a documenté à plusieurs reprises.

Un homme d’affaires kazakh devenu un des principaux opposants politiques, Moukhtar Abliazov, a fui son pays. Détenu depuis près de deux ans dans une prison française, il attend la décision de la France concernant son extradition demandée par la Russie et l'Ukraine, qui agissent en faux-nez intéressés du Kazakhstan. En cas de renvoi dans son pays, en Russie ou en Ukraine, il sera soumis à l’absence de procès équitable, à une détention dans des conditions incompatibles avec les droits de l’homme et à des risques de torture. Autant de motifs qui interdisent une extradition au regard du droit. Pourtant la justice française a refusé de les prendre en compte.

Dans une lettre ouverte à Manuel Valls publiée aujourd'hui, l'ACAT et Open Dialog (une Fondation de protection des droits de l'homme basée en Pologne) appellent le Premier Ministre à ne pas signer le décret d'extradition.

Nos organisations rappellent que huit pays européens, ainsi que les États-Unis, ont refusé les demandes d’extradition de la Russie, l’Ukraine ou du Kazakhstan, ou ont accordé l’asile politique ou des protections semblables aux anciens collaborateurs et aux membres de la famille de Monsieur Ablyazov.

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