Everett Francine
Francine Everett (née Franciene Williamson ; 13 avril 1915 – 27 mai 1999) était une actrice et chanteuse américaine. Everett est surtout connue pour ses rôles dans des films « race films », des longs métrages indépendants avec une distribution entièrement noire, créés exclusivement pour être distribués dans les cinémas destinés au public afro-américain.
Jeunesse
Elle est née à Louisburg, en Caroline du Nord, en 1915. Son père, Noah, était tailleur. Elle épouse Booker Everett en 1933, à l'âge de 18 ans. [référence nécessaire] Ce mariage se termine par un divorce, et elle épouse ensuite l'acteur Rex Ingram. Ils divorcent trois ans plus tard, en 1939. Elle étudie et joue au Federal Theater de Harlem, un théâtre parrainé par la Works Progress Administration.
Actrice
Parmi les rôles principaux d'Everett, on peut citer les films *Paradise in Harlem* (1939), *Keep Punching* (1939), avec Canada Lee et Dooley Wilson, *Big Timers* (1945), avec Moms Mabley et Stepin Fetchit, *Tall, Tan and Terrific* (1946), avec Mantan Moreland et Dots Johnson, et *Dirty Gertie from Harlem U.S.A.* (1946), réalisé par Spencer Williams. Everett a joué comme chanteuse dans plus de 50 courts métrages musicaux produits dans les années 1940, notamment Ebony Parade (1947), où elle partageait l'affiche avec Dorothy Dandridge, Cab Calloway et l'orchestre de Count Basie. Elle a également travaillé comme mannequin dans des publicités imprimées pour des vêtements et des cosmétiques.
Hollywood
Le parcours d'Everett à Hollywood fut bref et irrégulier. Arrivée à Hollywood au milieu des années 1930 avec son mari Rex Ingram, elle refusa les rôles stéréotypés et dégradants sur le plan racial. Après avoir joué dans Dirty Gertie from Harlem U.S.A., elle obtint de petits rôles dans deux films hollywoodiens : Lost Boundaries (1949) et le premier film de Sidney Poitier, No Way Out (1950).
Au sommet de sa carrière, Everett fut surnommée « la plus belle femme de Harlem » par le chroniqueur Billy Rowe dans The Amsterdam News, un journal new-yorkais appartenant à des Afro-Américains. Revenant sur sa carrière, le cinéaste William Greaves a déclaré : « Elle aurait été une superstar à Hollywood sans le climat d’apartheid aux États-Unis et dans l’industrie cinématographique de l’époque. »
Fin de vie
Après avoir quitté le monde du spectacle, Everett a occupé un poste administratif à l’hôpital de Harlem à New York. Elle a pris sa retraite en 1985 et, plus tard, elle a participé à des séminaires sur le cinéma traitant de la question raciale, organisés par l’Agence internationale pour les affaires des artistes issus des minorités.
Everett est décédée dans une maison de retraite du Bronx, à New York, le 27 mai 1999, à l’âge de 84 ans.
Filmographie
- 1939 : Paradise in Harlem
- 1946 : Dirty Gertie from Harlem U.S.A.
- 1947 : Ebony Parade
Vidéos
- 1996 : Spencer Williams : Souvenirs d'un pionnier du cinéma noir
Article Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Francine_Everett
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