Amiot Octave Yvon

Publié le par Rodney42

Amiot Octave YvonAmiot Octave Yvon, né le 21 avril 1917 à Noyant (Allier), décédé le 12 mai 1969 à Montluçon (Allier). Député de l'Allier de 1946 à 1951. Issu d'une famille modeste, Octave Amiot, avant 1940, est ouvrier métallurgiste. Il milite à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Il est marié et a deux enfants. Pendant l'Occupation, il participe à des activités de résistance dans les milieux chrétiens.

Adhérant au Mouvement républicain populaire (MRP) dès sa constitution, en novembre 1944, son parti le présente aux élections à la première Assemblée nationale Constituante, le 21 octobre 1945.

Il est deuxième de liste derrière Jean-Pierre Giraudoux mais le MRP n'a qu'un élu. Aux élections du 2 juin 1946 à la seconde Assemblée nationale Constituante, Octave Amiot est encore deuxième de liste, cette fois derrière Yves Helleu, journaliste, qui est le seul élu MRP.

Lors de l'élection de la première Assemblée nationale législative, le 10 novembre 1946, les rapports de force demeurent identiques. Cependant, Yves Helleu ayant trouvé la mort quelques jours après sa réélection, Octave Amiot, en deuxième position sur la liste démocrate-chrétienne, devient député.

Nommé membre de plusieurs commissions ; justice et législation, travail et sécurité sociale, boissons, pensions, et enfin famille, population, santé publique, il est juré à la Haute cour de justice et participe, en outre, à une Commission d'enquête chargée de vérifier la gestion de la société des éleveurs du Bourbonnais.

Octave Amiot, membre du groupe parlementaire MRP, manifeste son intérêt essentiellement pour les questions sociales. Il intervient peu dans les débats. En revanche, il dépose plusieurs rapports. Ainsi, le 27 février 1949, l'un d'eux vise à exonérer de la taxe sur les postes de TSF tous les vieux travailleurs. La plupart de ses rapports ou de ses propositions concernent les avantages à apporter aux personnes âgées.

Cependant, à la veille des élections législatives, il manifeste son désaccord avec la politique du MRP. Il siège, alors, comme député non-inscrit et se trouve exclu du parti. Le 17 juin 1951, Octave Amiot conduit une liste de Concentration républicaine indépendante et paysanne, qui reçoit l'investiture de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance, parti de René Pleven et de François Mitterrand. Celle-ci s'apparente avec la SFIO, le parti radical et le MRP.

Cependant sur 184 117 votants les listes apparentées n'obtiennent pas la majorité absolue, mais totalisent seulement 75 060 voix, dont 6 560 pour la liste d'Octave Amiot et celui-ci ne retrouve pas son siège. Il quitte alors la vie politique. Il tient quelques années un commerce d'épicerie, à Montluçon, avant de s'installer à Clermont-Ferrand, pour revenir finalement à Montluçon où il reprend un emploi à l'usine de la Sagem.

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