Ammar Mohammed Ben
Mohammed Ben Ammar, né le 1er août 1889 à Tunis (rue du Pacha) et décédé le 12 juillet 1972 à Tunis (El Omrane), est un juriste et magistrat tunisien issu d'une vieille famille tunisoise. En
février 1918, il élabore le document constitutif de l'Espérance sportive de Tunis, premier club sportif musulman tunisien, en tant que membre du premier bureau fondateur. Il fonde en 1946
l'amicale des magistrats tunisiens. Il est aussi un membre fondateur de l'association des anciens du Collège Sadiki, une prestigieuse institution d'enseignement public.
Fait chevalier de la Légion d'honneur le 13 août 1947, il est fait auparavant officier d'académie en juin 1924 et officier de l'instruction publique par le ministre Jean Zay le 23 février 1939 ;
il est décoré de la Médaille du travail pour ses œuvres sociales, par le ministre Antoine Durafour, le 11 mars 1926. Mohammed Ben Ammar a aussi été décoré de l'ordre du Nichan Iftikhar, nommé
officier du Ouissam alaouite du Maroc en 1947 et décoré de l'ordre de la République pour sa contribution à l'établissement de la République tunisienne en 1962.
En 1973, sa famille fait don de sa bibliothèque privée à la Bibliothèque nationale de Tunisie, soit près de 3 400 volumes. On lui donnait le titre de Sidi de par sa descendance directe du
prophète Mahomet par sa fille Fatima Zahra et son gendre Ali. Il figure parmi les très rares chérifiens de Tunisie à avoir refusé la rente que lui accordait son statut. Mohammed Ben Ammar est le
grand-père maternel de la journaliste tunisienne et défenseuse des droits de l'homme, Sihem Ben Sedrine. Il est en outre le père du militant Ridha Ben Ammar mort en 1978.