Arbogast Charles

Publié le par Rodney42

Arbogast CharlesArbogast Charles, né le 13 février 1913 Bischheim (Bas-Rhin), décédé le 20 mars 1989 à Strasbourg (Bas-Rhin). Député du Bas-Rhin de 1956 à 1958. Né d'un père chef d'équipe aux tramways de Strasbourg et d'une mère couturière, Charles Arbogast est l'aîné de cinq enfants. Après deux années d'école primaire supérieure, il entre aux ateliers ferroviaires de Bischheim, où il exerce la profession d'ajusteur.

En 1937, Charles Arbogast devient permanent à la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Mobilisé en 1939 dans le génie ferroviaire, il reprend, après 11 mois de campagne, son activité à Bischheim. A la Libération, il est secrétaire départemental de la fédération des syndicats chrétiens d'Alsace et de Lorraine. Candidat à la première Assemblée nationale Constituante, il figure en huitième position sur la liste MRP, qui compte cinq élus.

Il est élu en 1947 conseiller municipal de Bischheim, charge qu'il occupe jusqu'en 1951 et, en 1952, conseiller général du canton de Strasbourg-Sud. Le 2 janvier 1956, il est élu député du Bas-Rhin, sur la liste MRP, par 146 918 voix sur 354 075 votants. II est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, de la commission de la reconstruction, des dommages de guerre et du logement, de la commission du travail et de la sécurité sociale et de la Commission chargée d'enquêter sur les opérations électorales à la Réunion (1958).

Il dépose plusieurs propositions de loi ou de résolution : pour faire attribuer la carte de combattant aux Alsaciens-Lorrains incorporés de force dans l'armée allemande, pour que le Gouvernement reprenne l'exploitation pétrolière de Pechelbronn, pour que l'établissement du contrat de travail se fasse obligatoirement par écrit, pour garantir leur emploi aux victimes d'un accident du travail, et plusieurs autres textes relatifs à des problèmes de sécurité sociale. Il est en outre l'auteur d'une proposition de loi tendant à donner au salaire minimum interprofessionnel garanti un caractère national.

Charles Arbogast vote pour les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars 1956), pour le Gouvernement Bourgès-Maunoury (30 septembre 1957, confiance refusée), pour la confiance à Pierre Pflimlin (13 mai 1958, confiance accordée), pour la révision de la Constitution (27 mai 1958). Il accorde sa confiance au général de Gaulle (1er juin 1958) et vote les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin 1958) qu'il a sollicités.

Président pendant 15 ans de la Commission départementale pour la formation professionnelle des adultes, et vice-président, jusqu'en 1956, de la caisse primaire de sécurité sociale de Strasbourg, Charles Arbogast est chevalier du mérite social.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article